Comme
dans toute
communauté importante, il se détache toujours des
éléments méritant le coup
d'œil. Des gens se
comportant d'une façon tellement ridicule qu'on ne peut que
leur
jeter des pierres. Le milieu Jpop, et le Net en
général,
abonde de cas sociaux. Jpop Trash pointe sur eux une loupe que certains
trouveront trop grossissante et d'autres encore très loin de
la
réalité.
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LE
DANSEUR DE TECKTONIK
Les cons ont toujours eu leur danse. Celle des canards, la chenille, du
tapis, la queue-leu-leu, la macarena, la lambada etc. Ça ne manque pas
et ça se renouvelle selon les modes.
Destinées le plus souvent aux campings pour permettre à leur clientèle
de déchets humains de secouer leurs panses pleines d’alcool bon marché,
entre deux concours de t-shirts mouillés, ces rituels gesticulants se
trouvent le plus souvent réservés à une faune dont la jeunesse n’est
plus qu’un lointain souvenir.
Laissant de côté ces tristes spectacles, leurs enfants ont trouvé LEUR
danse bien à eux : la tecktonik ! D’ailleurs, à les écouter, c’est plus
qu’une danse, c’est une façon de vivre ! On nous avait déjà fait le même
coup avec le disco en 76…
Erigée en phénomène de société par des médias paresseux, dont le moindre
buzz sur le Net se termine en tête de gondole du journal de 20h, la
tecktonik est pratiquée par toute une bande de macaques qui ont enfin
trouvé un zoo accueillant.
Le danseur de tecktonik se voit de loin. Il porte généralement beaucoup
de couleurs flashy, avec une nette préférence pour le rose tapette et la
pisse fluo. Ses t-shirts sont moulants et aussi serrés que les slims,
ces fameux jeans qui rendent stériles... A ses pieds, des baskets
Converse, histoire de se la jouer rebelle de Châtelet. Non content
d'être vestimentairement ridicules, ces gens-là s’affublent de
pseudonymes les enfonçant un peu plus d'avantage : Bogoss-TCK, TCK-Devil,
TCK-OUILLE etc. Notez également qu’ils s’appellent comme ça entre
eux !...
Ajoutez à cela une coiffure emblématique, la fameuse crête enduite de
gel fixation « BTP », que l'on porte généralement avec un mulet et
parfois quelques touches de maquillage bon marché. Le mâle tecktonik
ressemble en fait beaucoup plus aux mignons d’il y a quelques siècles.
Si en plus il a un tatouage tribal, alors là, c'est le top du top du
rebelle original, insoumis et indomptable, et ça veut dire en plus qu’il
est majeur...
Généralement, la danseuse de tecktonik est plus jeune de trois ou quatre
années que son mâle et elle vient de découvrir les serviettes
hygiéniques en même temps que le Metropolis, boîte de beaufs à la
puissance 1000, située en grande banlieue parisienne, et digne certains soirs des pires « dancings » des
campagnes les plus reculées.
Habillée en petite pute fashion, elle paie son entrée avec le blé de
papa/maman, qu’elle dira avoir volé mais qui n’est que son argent de
poche hebdomadaire, et se dépêche d’avaler son Smirnoff Ice offert avant
de descendre au sous-sol de la boîte chercher quelque chose de plus
consistant à se mettre derrière la cravate et qui la fera carburer toute
la nuit. Ben oui, la tecktonik, ça demande de l’énergie quand même et
quoi de mieux que les produits chimiques de synthèse pour ça ?…
En les voyant tous piétiner la piste de danse, on constate également les
méfaits qu’a provoqués le DDR sur la jeunesse actuelle…
Nous sommes des profanes, nous ne pouvons donc pas dire à quoi sert la
tecktonik. Eux seuls le savent. Sur leurs Skyblogs, ils exposent en
langage SMS leur philosophie. - « 0n é la p0ur kifé ! » comme dit Jeyjey, figure emblématique et acnéique
du mouvement, trop heureux de rebondir après
avoir raté ses études, et qui vient nous présenter son « crew » dans
toutes les émissions qui daignent l’inviter, souvent pour se foutre de
sa gueule ; sans oublier ses vidéos sur Youtube où il se désarticule
tout seul dans sa chambre de 1m² sur une exquise moquette violette. Le
bon goût l’accompagne partout lui…
N’oublions pas non plus Lili Azian, brave génisse à face de lune et aux cuisses de
rugbyman qu’elle ne nous prive jamais de dévoiler, ainsi que d’autres
parties de son corps, en bonne exhibitionniste qu’elle est. Ça muscle
sec de danser toute la journée ! Mais ce n’est pas grave, quand la mode
de la tecktonik sera passée, c’est-à-dire le mois prochain, elle pourra
toujours planquer ses gros jambons à son boulot. C’est l’avantage des
caissières de supermarché, on ne leur voit que le haut.
Tous ces paumés sont narcissiques au possible, comme tous les complexés.
Intérieurement creux, ils ne peuvent que compter sur une vitrine
extérieure pour exister. Ils adorent se montrer, se faire applaudir,
entendre des compliments, être vus et enviés. C’est leur moteur.
De la même façon que les candidats de la Star Ac ne sont pas nés pour
être chanteurs, les « figures » de la tecktonik ne sont pas nés être
danseurs. Ils s’en foutent de ça, ce n’est pas une vocation chez eux
mais uniquement un moyen afin de devenir riches et surtout célèbres !
C’est ça leur seul et unique but à tous ces pouilleux. La gloire et tout
ce qui va avec !
Les danseurs de tecktonik ont beaucoup en commun avec les cosplayers.
Ils ont fait du ridicule un mode de vie mais, comme eux, n’essayez même
pas de leur dire qu’ils sont grotesques. Pour eux, ils sont des dieux.
Ils sont beaux, intelligents et sont l’élite de la jeunesse. C’est du
premier degré total. Leur seul argument contre leurs détracteurs est : -
« Essayez de le faire ! » Non merci, nous avons le sens de la dignité
nous.
A ce propos, comment danser la tecktonik ? Grande question existentielle
que se pose la plupart des p’tits beaufs de nos jours. Jpop Trash vous
donne gratuitement le mode d’emploi infaillible pour cela. Oubliez la
technique, tout est une question d’imagination.
Mettez-vous d’abord dans l’ambiance avec leur zik, qui n’est qu’une
purée délayée de synthés. Trois accords en boucle pour la ligne de
basse, une mesure en quatre temps, 150 BPM, une grosse boîte à rythme
dessus, quelques effets et hop ! Vous avez de la tecktonik. Mélodie ?
Y’en a pas. Harmonie ? Y’en a pas. Des sons clairs ? Y’en a pas. Mais
qu’importe ! On n’est pas là pour écouter, juste pour se trémousser et
pour cela, le beat suffit. N’importe qui avec un clavier cheap à 100€,
sans savoir lire une seule note de musique et n’ayant aucun sens du
rythme, peut faire de la tecktonik. Il suffit juste d’avoir les bons
programmes, l’ordinateur fait tout à votre place. Cette dysenterie
électronique n’est rien d’autre que la digne suite de la techno sous
Amiga du début des années 90, les 2Unlimited et autres Snap qui nous ont
tant pollué les oreilles et le reste.
Bon, maintenant que vous avez l’ersatz de musique, et bien dansez
maintenant !
Alors c’est très simple. Vous allez imaginer que vous êtes dans une
manifestation et que les CRS chargent. Ils tentent de vous donner des
coups de matraque mais vous, vous êtes plus rapide que l’éclair alors,
vous essayez de les éviter. Ces mouvements d’esquive forment les oscillations
de base de la tecktonik pour votre corps. Soyez mou, flexible, comme
monté sur ressort. Associez à cela des mouvements des bras et des mains
comme si vous deviez vous protéger la crête de coups que vous ne
pourriez éviter. Vous savez, cette position-réflexe qu’ont tous les
gosses battus dès que leurs parents s’approchent d’eux trop vite et par
surprise. Essayez de suivre le bruit des « poum tchak poum tchak »,
répétez tout ça à l’infini, ou tant que la musique tourne, et admirez le
résultat dans votre miroir. Ça y est, vous voilà transformé en danseur
de tecktonik ! N’attendez plus ! Enfilez votre étroite tenue de con,
enduisez-vous les cheveux de votre morve et courrez vite au Metropolis.
On va enfin vous aimer !...
Kiffeurs des villes ou des champs, même race de cons ! On distingue tout
de même le danseur de tecktonik de province de celui de la capitale à
une seule chose : ses dents. Le campagnard en prendra toujours grand
soin. Pourquoi ? Parce que lorsqu’on habite dans un bled, et que la
seule boîte du coin se trouve à 70 bornes, ça fait du chemin à
parcourir. L’allée ne posera généralement pas de problème, mais le
retour si. Rentrer à cinq en bagnole, avec, en moyenne, deux grammes
d’alcool dans le sang chacun, en se prenant pour Sébastien Loeb sur une
petite route qui serpente et en pleine nuit, c’est la roulette russe et
certains d’entre eux termineront leur fiesta dans le fossé après
plusieurs tonneaux. Voilà pourquoi les danseurs de tecktonik provinciaux
prennent tant soin de leur dentition : par précaution et permettre ainsi
une identification plus facile de leurs cadavres en morceaux par le médecin
légiste.
Avec à peine quelques mois de vie au compteur, la tecktonik a déjà été
récupérée par de vieux-jeunes Parisiens qui se sont très vite emparés de
la chose et ont développé autour d’elle tout un marché hautement
lucratif, vendant pêle-mêle sous ce nom boissons, compilations
d'artistes Fruity Loops, salons de coiffure et produit de beauté. La
tecktonik est un véritable rêve éveillé pour des commerciaux toujours
avides de voler une mode non déposée et de s’engraisser dessus le temps
qu’elle durera. Nos kiffeurs ont beau passer à la télé, ils sont
toujours aussi fauchés. Ce mouvement qu’ils ont lancé, et qui triomphe
actuellement, ne leur rapporte que dalle. Sur chaque produit vendu estampillé
« tecktonik », pas une thune ne leur tombe dans la poche. Ils ne sont
que des VRP bénévoles que l’on paie en quart d’heure de célébrité.
Le manque de personnalité de ces imitateurs d’épileptiques sous ecstasy,
pantins à la peau grasse ne sachant même pas s'exprimer correctement à
la télé car totalement incultes, en bons sous-produits carnés issus des
usines d’équarrissage que sont TF1 et Skyrock, font d’eux l'archétype
même de la fashion victim cheap et manipulée. Mais eux ne se
rendent compte de rien. Pire même, en plus de croire d’être célèbres et
adulés, ils pensent également être des précurseurs, trop heureux d’être
soutenus par des « stars confirmées », comme Tekilatex, Yelle, nouveau
membre du club et ses fringues foutant de la conjonctivite, et même
Lorie, la Boa française, dont le public a maintenant dépassé les 10 ans
d’âge et qui l’a lâchement abandonnée pour rejoindre le fan club de
Tokio Hotel...
On rigole déjà des danseurs de tecktonik à l’heure actuelle alors imaginez ce que se sera dans dix ans quand on retombera par hasard sur leurs photos et leurs clips… Le réveil va être dur pour eux. Tant mieux !
Portrait écrit à partir d'une ébauche d'Asmodeus. Rajouts, correction et remix: Les Trasheurs.
LE
SPORTIF JAPONAIS
LA FAN DE TOKIO HOTELLes 10
commandements de la fan de Tokio Hotel :
- En gothic lolita, tu t'habilleras.
- Le visual rock, tu aimeras.
- Harry Potter, tu liras.
- Un Skyblog, tu tiendras.
- Le vrai rock, tu ignoreras.
- Sur des mangas yaoi, tu te toucheras.
- A la Star Ac, tu
iras.
- « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiill »,
tu crieras.
- De cadeaux ridicules, tu le couvriras.
- Ton cerveau, tu flingueras.
Cette charte doit
être signée et appliquée par toute fan
qui se respecte. Si elle ne le fait pas, elle sera alors
considérée comme une fausse fan et ce sera pour
elle la punition suprême car la fan de Tokio Hotel est sure
et certaine que Bill vérifie toutes les signatures, le soir,
après le concert...
Il faut aussi dire qu'elle est persuadée qu'il la
connaît, conserve tous les cadeaux qu'elle lui offre et lit
toutes ses lettres mais qu'il est trop timide pour lui dire
qu’il l’aime aussi, sinon il serait
déjà venue l'enlever de chez ses cruels parents
habitant un petit loft vétuste de huit pièces en
plein cœur du 16ème arrondissement de
Paris…
La fan de Tokio
Hotel a entre 8 et 14 ans. Si elle a plus, ce qu’elle est
irrémédiablement foutue et surtout
très vilaine. Fantasmer sur des idoles quand on
découvre ses premières traces sanguinolentes dans
sa culotte Hello Kitty, c’est normal. Mais quand on est en
âge de choper une mononucléose et qu’on
continue à perdre ses eaux devant la photo d’un
palmier humain, c’est qu’il y a un
problème. Et le problème vient souvent du manque
de sex-appeal de la fan : obèse, sac
d’os, boutonneuse, sans courage, capricorne etc.
Ça aide pas à se trouver un petit copain. Au
moins, le poster de Bill ne lui dira jamais qu’elle est un
tromblon imbaisable. Amusant de constater que cette absence de
sex-appeal la mènera un jour ou l’autre au sexe
à piles...
La fan de Tokio
Hotel ne connaît du groupe que Bill Kaulitz. C’est
l’avantage d’être le chanteur :
toujours devant la scène et aucun d’instrument
à transporter après le concert. Les autres
membres ne sont là que pour la décoration pour
elle. Et puis, ils sont moches.
Bill Kaulitz. Le nouveau phénomène des cours de
récréation des écoles primaires et de
quelques collèges. Phénomène
n’est pas un mot exagéré car
c’en est vraiment un, mais de foire. Entièrement
osseux et creux, son corps offre une très faible
résistance au vent, c’est son plus gros point
faible, en dehors de sa lobotomie, c’est pour ça
qu’il ne va jamais donner de concert en Bretagne.
Ça souffle trop là-bas.
Se faisant maquiller et coiffer par des entreprises de BTP, Bill change
d’apparence suivant l’habileté du type
chargé de faire fonctionner la bétonneuse... Un
véritable caméléon ! Parfois,
on croit avoir affaire à la petite sœur de Brian
Molko, d’autres jours à Gohan devenu
gothique… Plus généralement, et
surtout au réveil, Bill ressemble à une flaque de
vomi de porc séchée.
Bill n’est pas un chanteur mais un mime. Personne ne
l’a jamais entendu chanter en vrai vu que ses fans hurlent
sans arrêt en concert, couvrant ainsi sa voix.
C’est bien peinard pour lui, il n’a
qu’à faire semblant de chanter, ses copains
derrière semblant de jouer, et attendre comme ça
pendant une heure en exhibant ses os. Ce sont les fans qui font le
spectacle et elles payent pour ça !
Bill, c'est un peu une sorte de nouveau Michael Jackson
qui, au lieu de devenir un monstre en s'éclaircissant la
peau à coups d’acide de batterie, en devient un
autre en enchaînant les séances d'UV et en
compensant la petitesse de sa boîte crânienne par
un volumineux chignon qui ferait pâlir de jalousie Tahiti
Bob. D’ailleurs, sa coiffure est un mystère,
comment peut-elle bien tenir ? Produirait-il
lui-même son gel, un peu de la même
façon que dans le film Mary A Tout Prix ? Elle
semble incroyablement dure. On raconte qu’un jour, Bill
imitait un singe ayant une crise d’épilepsie,
d’autres appellent ça « danser
sur du hip hop », et qu’il s’est
mis à tourner sur la tête. Après sa
performance, on découvrit que le parquet était
entièrement poncé !
D’ailleurs, Valérie
Damidot préconise
désormais dans ses émissions d’utiliser
uniquement Bill pour les surfaces difficiles à
décaper !… Bill étant allemand, on
peut le dire clairement question bricolage : boche, du travail
de pro !…
La fan de Tokio
Hotel croit toujours que ce qu’elle aime
représente le summum d’un style précis.
Par exemple, Harry Potter est de la grande littérature. Elle
n’a jamais ouvert un autre livre de sa vie mais, pour elle,
on ne peut de toute façon pas faire mieux que JK Rowling, la
nouvelle Enid Blyton…
Même chose pour la musique. Tokio Hotel fait du rock pur et
dur
pour elle. Elle pense d’ailleurs la même chose de
quelques
épouvantails japonais, comme The Gazette ou Dir En Grey.
Elle ne
connaît rien d’autre question rock qui
décrasse. Les
Ramones ? Les New York Dolls ? Biyûden ?
Jamais entendu
parler ! Et puis quelle importance ? La musique est, de toute
façon, très secondaire chez elle. Ce ne sont pas
ses
oreilles qui fonctionnent le plus mais ses yeux. Ben oui, ce qui
l’intéresse dans un Cd, ce n’est pas la
galette
argentée numérique, délivrant
l'insignifiante
musique, mais le livret avec, si possible, plein de photos du chanteur
ou du bassiste qui la fait ruisseler par tous ses orifices
naturels…
Enfin, cerise sur le
gâteau, Tokio Hotel, et surtout Bill, sont pour elle les
représentants d'un nouvel ordre
anti-société, de véritables
anarchistes, peut-être même communistes, plus forts
encore que les punks et qui sauront la délivrer de la
tyrannie de ses parents ! Jamais elles n'iront voir l'envers
du décor. Et derrière Tokio Hotel, qu'y a
t-il ? Oh, surprise ! L’une des plus
grosses majors du disque ! Quelle marque
d'indépendance ! Tokio Hotel, le groupe des trous
rebelles !…
2Be3,
Backstreet Boys, X Japan, Tokio Hotel... Chaque
pays nous aura, un moment ou à un autre, pollué
avec un
boys band ridicule fabriqué de toutes pièces et
conçu pour faire brailler nos petites sœurs. Mais ce n’est pas
grave, dans
moins de deux ans, ils rejoindront la cohorte des groupes totalement
has been et oubliés. Bill Kaulitz sera en cure de
désintoxication pour soigner sa grave dépendance
au Candy
Up, perdra ses cheveux par poignées et aura fait son coming
out,
signant ainsi l’arrêt de mort de sa
carrière. Et
ceux, et surtout celles, qui se moqueront de lui plus tard, auront
été les mêmes qui avaient la foune en
larmes devant
lui à l’époque de sa
splendeur et qui, en bons
hypocrites, conservent toujours à la cave des piles
entières de posters et autres magazines de leur Billou
chéri parce qu’elles n’arrivent pas
à les
jeter.
Portrait
écrit à partir d’une ébauche
de Rémi. Rajouts, corrections et remix : les
Trasheurs.
LE FAN DE NARUTOLe fan de Naruto traîne un
énorme problème qui fait toute sa
connerie : il est jeune ! Il a entre 10 et 14
ans ; d’autres plus âgés lisent
ce manga évidemment, mais ce n’est
qu’une lecture parmi tant d’autres. Le fan de
Naruto, lui, ne lit que ça. Sa jeunesse
l’handicape dès le début car, ne
connaissant encore rien du monde réel et
extérieur, le moindre truc sortant un peu des sentiers
battus l’émerveille.
Plantons
rapidement Naruto, héros de l'histoire : 12 ans,
cheveux décapés au Belle Color, yeux
(lentilles ?) bleus, voix de travesti et habité par
un ténia à neuf queues pour compenser l'absence
de la seule et unique qui soit utile à un homme digne de ce
nom. Ça vous rappelle quelqu'un ? Et oui, le
véritable fils caché de Gackt, c’est
Naruto !
Habillé d’une casaque
orange style « prisonniers de Guantanamo
», d’une paire de sandales
d’obèses et d’un bandeau
métallique collé sur le front histoire de
protéger la cicatrice de sa lobotomie, son seul point
faible, il a autant de charisme que ses fans !
Manga piquant tout à Dragon Ball Z et Saint Seiya (remplacez
« chakra » par
« cosmo-énergie » ou
comparez toutes ces histoires de palier à atteindre afin de
progresser en puissance et vous verrez…), rempli
à ras-bord de personnages torturés par leur crise
d'adolescence, entre apprentissage et rivalité avec un
éternel ennemi, la licence de Masashi Kishimoto aura
réussi à abreuver des millions
d’esprits stériles assoiffés,
véritables terres arides prêtes à
absorber la moindre goutte de liquide pour les fertiliser,
même si c’est de la pisse !
La vie du fan de
Naruto est un vaste parcours du combattant dans laquelle tout lui est
inspiré par ses idoles inconditionnelles. Doté
d'un sens du dessin qui laisse à penser qu'il tient son
crayon « Naruto », obtenu en
cadeau dans Animeland, avec un moignon il clamera haut et fort
qu’il travaillera dur comme Rock Lee pour
s'améliorer, contre vents et marées, contre
cloques et cals, seul dans sa chambre, en gâchant des
quantités impressionnantes de papier. Tant
d’arbres coupés pour
« ça »…
Il s'identifie à chaque
personnage en fonction de son ego et de la situation qui l'arrange.
S'il se retrouve, comme 90% des groupies de Konoha, dans les derniers
de sa classe, il prétendra que Naruto l'était
aussi, et puis d'abord, il a réussi à obtenir son
diplôme en battant un prof à lui tout
seul !…
Il
se sent trop fatigué ? Ce n’est pas à
cause de la nuit dernière passée à
brailler à tue-tête les endings de la
série, non. Il s'imaginera qu'il est, comme Kakashi, un
grand ninja amorphe, blasé par la vie, et qu’il
est tellement puissant que ça
l'épuise !…
Il a réussi son premier contrôle de maths depuis
le début de l'année ? Il est donc comme
Shikamaru, un surdoué de la vie capable
d'échafauder des stratégies dignes d'Hannibal. Et
on peut aller loin dans le raisonnement tant Naruto foisonne de
personnages rêvés par un public transparent et
avide d’identification puisque n’ayant aucune
personnalité propre.
La vie de ces
fans est un vide absolu. Mais ces derniers aiment leur vide et ne
veulent vivre que dans leur vide. Naruto n'a fait que
dérégler une populace
hébétée qui était
déjà en pleine perdition.
Vous entendez souvent parler de ces gens qui veulent se rediriger dans
des études supérieures en japonais et qui,
à
défaut d'un souvenir impérissable, ne laisseront
que
l’empreinte de leurs fesses molles sur les bancs d'une
école merdeuse. Les fans de Naruto sont une sinistre
engeance de
ce phénomène. Ecoutez un seul épisode,
et vous
comprendrez. Des séquences résolument longues
pour
générer un maximum de profits où les
« Sou desu ka ? »,
« Saa,
ikuzo » et autres « Datte
bayo » sont
devenus, de par leur fréquence et leur unique fonction de
bouche-trous dans le script, de véritables cris de guerre
scandés inlassablement par des moutons qui sacrifieraient
volontiers père, mère, et leur chien
baptisé
« Akamaru », pour s'offrir une
opération
visant à leur brider les yeux.
Quant il
n’admire pas sa magnifique collection de figurines en
plastique véritable, il regarde les animes en DVD ou
qu’il a téléchargé. Il les a
pourtant déjà vu des dizaines de fois et les
connaît par cœur mais qu’importe, le
lavage de cerveau Naruto, c’est trop bien !
Une fois ses anime épuisés, il se
précipite sur sa console à 400€ pour
jouer au jeu vidéo Naruto en version importée,
parce qu’attendre la sortie officielle européenne,
c’est trop dur. Bien sûr, il ne comprend rien
à ce qu’il y a de marquer à
l’écran mais qu’importe, passer pour un
crétin Naruto, c’est trop bien !
La nuit, il rêve qu’il
est Naruto, qu’il fait des double-saltos vrillés
avec frein par rétro-pédalage, et surtout
qu’il défonce la gueule de tout le monde, parce
que la vengeance Naruto, c’est trop bien !
Le fan de Naruto est un ninja…
Enfin il croit qu’il est un ninja alors il s’est
déjà pété trois fois la
jambe en voulant imiter son héros. Mais
qu’importe, le Mercurochrome qui fait des croûtes
Naruto sur ses genoux, c’est trop bien !…
Bien
évidemment, il connaît tous les noms de techniques
et d’attaques du monde de Naruto. Et en japonais
s’il vous plaît !
D’où une certaine fierté à
en savoir le plus possible pour épater tous ses copains
à la récré…
Les faux-monnayeurs, dans le temps,
étaient condamnés à être
immergés dans un bain d'huile bouillante. Qu'en est-il des
faux japonais qui mériteraient que l'on passe une loi au
Parlement autorisant à les plonger vivants dans une
étuve remplie de ramen qu'ils bouffent juste parce que
Naruto fait pareil ? C'est dans ces moments-là qu'on
aimerait avoir le fameux 49.3 sous le coude…
Petit crochet sur LA fan de Naruto, car les femmes
sont hélas également la proie de ce ninja
à deux balles. On la reconnaît assez facilement
sur les forums, elle est aussi très jeune et
particulièrement stupide. Fan de Harry Potter, Gazette et de
Tokio Hotel, elle dévore en plus les mangas yaoi et est une
experte dans l’écriture de fan-fics de cul se
caractérisant par un cruel manque d'originalité
et un
langage sms soutenu. Elle raffole d'histoires d'amour entre les
personnages de son manga culte se terminant par de romantiques bukkake
et autres enculades sur un arbre perché… Comme
elle le
répète sans arrêt : -
« Nyaaaa,
Sasukééééééé
sama
é croo booooooo !!!! » Si
seulement elle
mourrait…
Elle
retrouve sur MSN ses copines, elles aussi fans de yaoi, de Tokio
Potter, de Harry Hotel et de Norauto, et elles partent dans des
délires porno pour finir par s’engueuler parce
que, non, la vraie femme de Sasuke, c’est pas sa copine, mais
elle !…
Il existe deux
occasions incontournables d'observer en direct de quoi le fan de Naruro
est capable : les sites de scantrads et Japan Expo. Sur le premier, les
fans les plus viciés sont devenus de véritables
ogres, incapables de se satisfaire des derniers Shippuden parus au
Japon. Il leur faut des scans ultra-récents, le mieux
traduit possible, à partir des quelques traductions vaseuses
repêchées sur des forums américains.
Décalage horaire oblige, ils sont capables de veiller
très tard pour les obtenir. Après tout, ils ne
doivent pas se lever le lendemain matin pour aller bosser…
Là-dessus,
s’il y a bien une chose que le fan de Naruto ne supporte pas,
c’est quand il rencontre un autre fan
s’apprêtant à lui
« spoiler » la suite de
l’histoire. Furieux, il prend alors devant son
écran ce qu’il pense être une pose de
combat, mais fait plus penser à un mec constipé
poussant de toutes ses forces, et menace de le menacer de
mort… N’ayez pas peur, comme ces
débiles ne pratiquent aucun sport, il n’y a jamais
de blessés. Du virtuel, comme leur vie…
Mais en
attendant les prochains scans, leurs débats
pèsent encore plus lourds qu'eux : où est
passé Sasuke ? Est-ce qu'Orochimaru est mort ou
simplement plus vivant ? Pourquoi tous les personnages ont-ils des
sandales d’obèses ? Ce sont dans ces
discussions stériles qu'ils ont l'occasion de restituer
leurs connaissances si durement amassées au fil des 400
premiers épisodes. Ils se tapent dessus, virtuellement
encore, chacun défendant
« sa »
vérité personnelle comme un chien son os.
Sur les nombreux forums, le fan de Naruto n'est pas original pour deux sous
dans son pseudo. Lorsqu’il s'inscrit, si le pseudo
« Sasuke » est
déjà pris, il prendra SaSuKe, Sasucesek ou
Sasucekouille…
Heureusement, il
y a un week-end dans l’année où le fan
de Naruto largue son ordinateur et rejoint la vie
réelle. Il s’en va flotter avec d’autres
étrons humains comme lui dans les latrines de la
bêtise humaine : Japan Expo. Ses trois plus beaux jours de
l’année, soigneusement
préparés pendant 362 jours (+ 1 les
années bissextiles), se résumeront à
acheter des mangas, DVD, T-shirts, jock strap, le bandeau Konoha bleu, le bandeau Konoha noir, le
bandeau Konoha pailleté etc.
Le tout à l'effigie de ses ninjas favoris,
évidemment, claquant ainsi ce qu’il appelle
« son » argent mais qui
n’est que celui de ses parents donné en
échange d’avoir rangé sa chambre la
veille.
Une fois les divines
merdes achetées, il
porte avec fierté le bandeau de Naruto, écrit ses
devoirs qu’il ne fera pas dans son agenda Naruto, se promène avec des kunais en plastoc sur lui etc. C’est rassurant.
Bien entendu, il ne manquera pas de passer sur le
stand Kana, qui propose, gratuitement, des masques en carton
recyclé, peints à la va-vite, et
accrochés par une ficelle derrière les oreilles
pour tenir… Il sait pourtant qu’il aura
l’air encore plus con que d’habitude avec
ça sur la tronche mais il ne peut y résister, et
puis c’est gratuit ! A Japan Expo, un truc gratuit
est aussi rare à trouver qu’un cosplayeur avec un
Q.I. à trois chiffres…
Se voiler la face
à l'aide d'un bout de carton, voilà en effet la
seule solution viable pour ne plus voir sa sale gueule, mais la
satisfaction est vite remplacée par le
dégoût de voir se balader partout des clones de
Naruto qui ont 15kg de trop par fesse et 500gr de moins par
hémisphère cérébral...
Somme toute, tout se compense.
Portrait
réalisé à partir des textes de
Shruikan Vulcanium, Asmodeus,
Mélanie et Chloé. Rajouts, corrections et
remix : les Trasheurs. Photo de Nicolas.
L'ENDETTÉCaste encore rare
il y a de ça vingt ans en arrière, et presque
exclusivement réservée aux casinos,
l’endetté est en train de devenir chose courante
de nos jours, voire même banale. Comme un RMIste, un
sarkozyste ou un dealer, on en connaît au moins un
à partir du moment où l’on sort un peu
de chez soi. Dans leur genre, ils sont assez drôles et
apportent même une bouffée de comique
lorsqu’ils vous racontent leurs problèmes. Il est
d'ailleurs assez difficile de ne pas rire de leurs malheurs
puisqu’ils se sont eux-mêmes jetés dans
la gueule du loup et avec un grand sourire.
L’endetté
est la version moderne du damné et le pire, c’est
qu’il connaîtra les tourments infernaux de son
vivant. L’enfer viendra tout de même
après une courte période de paradis.
Y’a un minimum.
Les
comportements ont changé. Ça peut faire
très vieux con à dire, mais on était
plus responsable de son budget avant. Le gros crédit a
toujours existé, pour payer sa bagnole et sa maison Merlin.
Mais le petit crédit ne servait que pour les jeunes couples
qui démarraient dans la vie, à acheter la machine
à laver, le frigo etc. Ça
s’arrêtait là. On pouvait se faire
plaisir quelque fois, mais après de longues
économies, jour après jour, mois après
mois, centime après centime… Il y avait
même un certain plaisir à passer devant la vitrine
où trônait
« sa » chose ; on la
regardait avec envie et on lui disait : -
« Bientôt, tu seras à
moi ! » Des sortes de longs
préliminaires avant l’orgasme final.
Désormais, on se fait plaisir tout le temps et le
crédit est utilisé pour tout et surtout
à sauver
les apparence, à ne pas passer pour un sale pauvre :
appareils,
vacances, cadeaux de Noël... C’est la culture des
loisirs
qui veut ça. C’est à ce genre
de chose que
l’on mesure à quel point les gens sont
désormais
irrémédiablement conditionnés par la
société de consommation. Ils n’ont plus
qu’un
verbe à la bouche : acheter. On le voit avec les
soldes et
des pétasses qui cherchent des magasins à
dévaliser, les mêmes truies qui s’habillent
à
crédit et se déshabillent au comptant…
Elles ne
savent pas précisément ce qu’elles
veulent comme
article,
Parlons du fameux
« pouvoir d’achat »,
sujet dont tous les policards se sont emparés ces derniers
temps, ce qui est tout de même assez consternant. Et oui, la
préoccupation actuelle des Français
n’est pas de perdre son job, de devenir SDF ou de choper un
cancer, mais le fait de ne plus pouvoir acheter. Pauvres cons va... Pourtant,
lorsqu’on se rend dans un supermarché du loisir et
autre magasin d’électronique, les caisses
débordent de clients pressés de payer et de
repartir avec leurs gros cartons sous le bras. Et tout est bon pour
ça. Certains font passer leurs désirs
d’acquisition avant de payer leur loyer ou leur bouffe... Regardez dans
les rues, fringues de marques, portables dernier cri à l'oreille, voitures
énormes et flambant neuves. On a pas vraiment l'impression d'être dans un
pays en crise...
L’allocation de rentrée scolaire de septembre
aussi ne
sert qu’à ça. Saviez-vous que les
magasins vendant
de la camelote électronique triplaient le nombre de leurs
vendeurs pendant la première quinzaine de septembre juste
pour
faire face à cet afflux de clients trop heureux de claquer
un
argent providentiel et qui aurait dû, normalement, servir
à l’éducation du p’tit
Kévin ? On
aurait pu les payer en nature avec des livres de classe et cahiers mais
non. De toute façon, ils seraient allés les
revendre le
jour même dans une boutique d’occasion…
Malgré
le passage à l’euro, quand on regarde bien, le
pouvoir
d’achat a même augmenté ces derniers
temps ;
simplement, il y a trop de choses à acheter
désormais et
on ne peut pas tout avoir dans la vie et c'est bien là le
problème car les gens veulent tout et tout de
suite ! Ils veulent ressembler à ces stars au compte en banque sans limite
dont on les intoxique toute l'année dans les magazines people et autres
émissions racontant la vie des très riches. Les
lamentations des Français sur la baisse de leur pouvoir
d'achat,
c’est juste de la frustration.
Quels
sont ces objets achetés ? Toujours les
mêmes !
Des merdes inutiles, dont la seule fonction est d'être achetées, et très souvent
des machins pour plastronner. L’écran HD par exemple, c'est la
nouvelle convoitise des beaufs. Le plus grand possible
évidemment, et tout ça pour quoi ? Oh
pas pour
regarder Citizen Kane, les possesseurs de home cinema dans ce genre ont
presque toujours des goûts de chiottes en matière
de film
et ne connaissent que les blockbusters ricains et autres Dragon Ball Z
en DVD. De toute façon, écran de 36cm ou de 8m, si un film est mauvais à la
base, c'est pas la taille de la lucarne qui va l'améliorer hein... Non, c’est juste pour frimer devant leurs amis
qu'ils achètent ça. Ils
font
ensuite des soirées où ils invitent le plus de
monde
possible uniquement pour montrer leur aquarium géant.
« Ça
c’est ma maison, ça c’est ma femme,
ça
c’est mon fils, ÇA C’EST MON ECRAN
HD !!! » Bon, ils vont devoir manger des
nouilles
pendant 6 mois afin d'éponger leurs dettes, et le petit
Kévin entrera au collège avec son même
vieux
cartable « JO Paris 2012 », lui
promettant ainsi
une année scolaire plutôt rude…
Mais quand même, quel pied ! Rendez-vous
compte : toute
la petite famille regarde la Star Ac en HD ! Enfin,
c’est ce
qu’ils croient. Gâchez leur plaisir en leur
révélant qu’à
l’heure actuelle
quasiment aucune chaîne, sauf quelques exceptions comme Canal
+,
ne sont diffusées en HD mais toujours en PAL, ce qui fait
que
leur image est moins bonne que sur écran cathodique mais
comme
ils y connaissent rien du tout à ce charabia technique et
qu’ils se sont surtout auto-convaincus qu’ils
voyaient la
vie en HD…
Les crédits, c’est comme
une carte bancaire, on a pas l’impression de payer et on ne
se rend pas compte du coût de la vie. C'est fait pour
d'ailleurs, comme ça, on dépense beaucoup plus.
Le liquide restera toujours le meilleur indice pour savoir
gérer son budget.
S’offrir son écran, c’était
enfantin pour
notre futur endetté. Tout s’est fait en 48h,
livraison
comprise. Un véritable rêve
éveillé. Lors de
l’ouverture du crédit, on lui a même
filé
1000€ à claquer à sa convenance. Ce sont
les fameux
crédits revolving à 18%. Il a mis le pied dans le
piège à loup mais il ne s’est rendu
compte de rien.
Au contraire, il y a pris goût. Après tout, il ne
doit
débourser que 100€ par mois pour
l’instant,
c’est rien. Cercle vicieux. On commence par
l’écran
HD puis il s’aperçoit, en regardant un bon Di$ney et en
famille que le canapé est un peu mité, alors il
va chez
Cuir Center pour s’offrir le salon complet en
véritable
peau de culturistes. Mais en revenant, il a constaté que la
voiture était devenue bien petite, à moins que
ça
soit ses gosses qui n’aient trop grandi… Il ne va
pas
faire pour eux ce qu’il a fait pour le toutou
l’été dernier quand même,
à savoir les
abandonner sur une aire d’autoroute. Alors il ira
prochainement
chez un concessionnaire s’acheter un gros veau familial, style
4x4, pour le bien de tous…
L’endetté a toujours une bonne raison pour
s’offrir un truc maousse et l’art de faire passer
le bonheur de sa famille avant tout alors que c’est
uniquement pour satisfaire son ego et soigner ses complexes
d’infériorité.
Les
dossiers de surendettements explosent en ce moment et cela ne va pas
s’arranger dans les années à venir. La
nouvelle
génération est encore pire. Ils ont tout eu dans
leur
vie, leurs parents leur ont tout cédé, et ils en
ont pris
l’habitude : consoles valant la moitié
d’un SMIC,
baskets et fringues en plastique mais vendues au prix de la zibeline,
iPod etc. Epargner pendant plusieurs mois ? Et puis quoi
encore ? Non, il le leur faut tout de suite ! De
toute
façon, le temps de faire ces économies, le bidule
en
question risquerait d'être démodé,
alors...
Comportement de gamins gâtés et pourris
à
l'excès. On le voit dans la rue ou les
supermarchés, avec
des mômes à qui il manque toujours 10 centimes
pour en
faire 11, pauvres pourrait-on penser, mais portant toujours un salaire
moyen complet de haillons fashion sur le cul... Au lieu de renoncer
à leur junk food ou leurs clopes, ils s’humilient
à
faire la manche avec un culot monstre, en comptant sur les autres pour
se payer leur merde. Ce qui compte, c’est de
posséder la
chose. Immédiatement. Et qu’importe la
manière. Les
voilà les prochains agneaux sacrificiels du
crédit !
Le malheur des
uns faisant le bonheur des autres, l’endetté est
une friandise de choix pour des racheteurs de
crédits. Il s’est rendu tout seul à
l’abattoir, et désormais, il doit fournir le
couteau en tendant sa gorge. On lui propose de prendre un autre
crédit pour rembourser tous ceux qu’il a
déjà contracté. Absurdité
des choses, mais il n’a pas le choix. Ses besoins
d’argent chroniques, toujours plus grands, ont fait le vide
autour de lui. Il n’a plus d’amis ni de famille et
quasiment tout son salaire part dans ses remboursements. Il ne peut
plus vivre. Il se sent harcelé, le simple fait
d’ouvrir sa boîte aux lettres le soir en rentrant
l’emplie d’effroi. Que va-t-il encore lui tomber
dessus aujourd’hui ?
L’organisme de rachat de crédit le
libère de ses tourments sur le coup, une sorte de
répit dans la chambre de tortures. Le bourreau
s’accorde une pause pipi, mais c’est pour mieux
revenir plus tard, en meilleure forme. Au lieu de rembourser
800€ par mois pendant quatre ans, notre endetté
devra désormais en sortir 500 mais pendant onze
ans ! Plus c’est long, plus c’est
bon !
Des salauds les
organismes et autres racheteurs de crédits ? Oui, évidemment,
et les gens qui font ces métiers là sont des
sadiques en puissance. Ils savent parfaitement ce qu’ils font
et ce qui va se passer. Ils apportent le malheur et ruinent des
existences entières. Et ils aiment ça !
C’est comme être huissier. On ne peut pas passer sa
vie à mettre des familles entières sur le
trottoir sans y prendre du plaisir quelque part.
« On y peut rien, c’est la
loi ! » diront-ils pour se justifier. La
Gestapo disait la même chose…
Et puis, ils n’ont pas inventé ce
système, ils en
profitent, nuance ! Ce ne sont jamais eux qui vont chercher le
client mais le client qui vient toujours les trouver. Et oui, il
fallait y penser avant. Les usuriers à l’ancienne,
ceux
qui vous cassaient les jambes ou les pouces en cas de
non-remboursement, étaient finalement plus humains que ces
fumiers en col blanc qui détruisent indirectement et
à
petit feu. La véritable
« voyoucratie »
est toujours bien habillée, souriante et a un
diplôme de
commercial dans la poche.
Toujours est-il
que, mis à part pour les gens ayant emprunté du
fric pour s’établir à leur compte ou
s’acheter un petit chez soi histoire de poser son cul, il
n’y a aucune pitié à avoir pour les
autres, aussi cruel que ce soit. A mort les blaireaux qui veulent la
plus grosse bagnole en bas de la cité ! A mort les
lobotomisés qui rêvent de flinguer du
terroriste sur PS3 ! A mort les bobos
fauchés qui se sont payés un Iphone alors
qu’ils n’ont même pas d’amis
à appeler ! A mort les pouffiasses qui craquent sur
des bottes Gucci ! Ils ont les huissiers au cul ?
Leurs biens vont être revendus à 30% de leur
valeur ? C’est bien fait pour leur gueule !
Faut pas jouer les riches quand on a pas le sou. Consommer,
oui ! Mais avec intelligence et sagesse, et ne pas
céder au moindre caprice crée par la
publicité, l’envie et l’orgueil.
Comme disait Victor Hugo : une dette est pire que
l’esclavage car le maître ne possède que
votre personne, mais le créancier, lui, possède
votre dignité.
LE FAN DE STAR WARSStar Wars.
Film(s) culte(s) pour tous. Enfin, ça, c’est ce
qu’on essaye de nous faire croire. Mais là aussi,
il y a des « rebelles » qui
résistent à
« l’Empire » Lucas.
Il est vrai qu’une
majorité de gens considère ces films comme une
œuvre majeure de la science-fiction, de la même
manière que d’autres (les
mêmes ?) pensent que Matrix est original, et
c’est là l’une des grandes forces
d’Hollywood : s’adresser à des
crétins qui n’ont jamais rien vu, et encore moins
lu, et leur faire croire qu’on leur vend des produits 100%
originaux. Or, Star Wars est tout sauf original !
Star
Wars, c’est un ramassis d'influences très
diverses,
plagiées un peu partout, aussi bien dans la
littérature
de science-fiction que dans des films ricains de cape et
d’épée ou de western,
digérées, puis
déféquées dans l’espace.
L'histoire en
elle-même est à mourir de rire. Elle est
bourrée
d'incohérences en tout genre, de situations
téléphonées à mort et les
personnages sont
clichés au possible. Prenez un gros paysan, bien
demeuré,
qui découvre sa nature de sauveur de l'univers
grâce
à un vieil ermite si bien caché de l'ennemi qu'il
n'a
suffit que 15 minutes à deux robots
pédés pour le
trouver. Ajoutez-y un branleur et son ami poilu qui doit lui servir de
femme les soirs de grande solitude dans la poubelle volante qui leur
sert de véhicule interstellaire, une Lady Di spatiale avec
une
coiffure autrichienne, un asthmatique au casque noir (s’il
l’enlevait, il respirerait peut-être
mieux…), et
vous obtenez les héros du premier épisode. Enfin
pardon,
du quatrième…
Il
y a une seule chose intéressante dans ces films, c'est de
voir
à quel point le manque d'imagination et l'appât du
gain
ont pu donner des idées aussi absurdes à Georges
Lucas.
Parce que, dans un monde futuriste où l'on se
déplace
à la vitesse de la lumière, à bord de
vaisseaux
indémodables, car déjà
démodés en
1977, défiant, voire même
réécrivant, toutes
les lois de la physique (ils font même du bruit dans
l'espace…), il est impensable qu'il reste encore quelques
clowns
en cape capables de se battre avec des néons
géants…
Mais
heureusement, les fans sont là pour tout nous expliquer car,
et c’est là que le bât blesse, ils
prennent tout ça au sérieux et au premier
degré total. Pour eux, le futur, ce ne sont pas les
nanotechnologies, les manipulations génétiques ou
la propulsion ionique, non non non ! Le futur, c’est
Star Wars ! Ça sera comme ça dans
très très longtemps, ils en sont
persuadés…
Le fan de Star
Wars est un taré fini et George Lucas est son dieu.
S’il le lui demandait, il lui taillerait une pipe, avalerait
tout goulûment et en redemanderait !
Il n’y a que Star Wars dans la vie du fan, il ne
connaît
rien d’autre et ce n’est même pas de
l’inculture de sa part, non, c'est voulu. Il refuse tout
simplement ce qui n’est pas en rapport avec Star
Wars !
Ça ne peut pas être mieux…
Ses films ? Star Wars. Evidemment.
Il a toutes les éditions : K7, LD, DVD.
Même en divx ! Il est incollable sur les
détails supplémentaires de chaque
édition qui ont motivé son achat. De toute
façon, bonus ou pas, il les aurait quand même
achetées… Il attend en ce moment avec impatience
celle en Blu-ray. L’idée de revoir pour la
5648615614 fois les six films d’affilée, mais en
HD cette fois-ci, métamorphose son sexe atrophié
en un sabre-laser qui clignote… Que va-t-il voir de plus en
HD qu’il n’a pas déjà vu
auparavant ? A part des zooms en meilleur qualité
sur les bikinis de Carrie Fisher dans Le Retour Du Jedi, on se
demande…
Ses
livres ? Star Wars. Il a tous les bouquins sortis
dessus : les encyclopédies, les 250 livres
« ultimes », les making of des
films, les plans des vaisseaux, les bestiaires des
créatures, les BD des années 70/80
dessinées par Carmine Infantino ; même
les bouquins sans image (une performance pour notre neuneu !),
avec des histoires prolongeant les scénarios et qui ne
colleront plus avec les films ou série qui arriveront dans
quelques années.
Sa musique ? Star Wars. John Williams est son autre dieu,
même s’il lui arrive parfois de confondre dans sa
playlist
une piste de Star Wars avec une autre d’Indiana Jones ou de
Superman. Faut dire aussi que le père Williams ne
s’est
jamais vraiment renouvelé depuis ça…
Sa vie sexuelle ? Star Wars. Il
chope des érections incontrôlées devant
une photo de la princesse Leila, de Padme ou de Jabba pour les plus
pervers. Mais ce ne sont que des érections. Il
n’éjacule vraiment que lorsqu’il apprend
que George Lucas va sortir un nouveau film…
Enfin, il y a le merchandising, sans quoi Star Wars
ne serait rien, et notre fan avec. Comme tous les gens cyniques et
avides d’argent, George Lucas a oublié
d’être con. En renonçant lors du premier
Star Wars à son cacheton de réalisateur, il
n’a pas oublié de s’approprier tous les
droits des produits dérivés, et surtout des
jouets, chose encore assez peu développée
à l’époque. Lucas
réalisateur ? Quelle blague !
C’est juste un marchand de jouets lui, rien de plus.
Tout comme Di$ney, Lucas truffe désormais ses
films de bestioles, non pas pour améliorer les histoires,
qui en auraient pourtant salement besoin, mais uniquement pour les
sortir ensuite en peluche et autres figurines. Alien à sale
gueule, monstre grotesque, boulet et autre faire-valoir insupportable,
on s’en fout ! De toute façon,
ça se vendra.
Question goodies, Star Wars est le Hello Kitty du garçon. On
trouve absolument tout dessus. De la même manière
que les adeptes de la Scientologie sont conditionnés pour
acheter tous les livres de Ron Hubbard, le fan de Star Wars est
également programmé pour acheter tout ce qui se
rapporte à son culte cosmique. Comment en est-il
arrivé là ? Messages subliminaux dans
les films ? Dans les musiques ? Ou est-il tout
simplement con comme un ewok ? On ne sait. Toujours est-il que
c’est devenu un réflexe conditionné
chez lui. Il ne se pose même plus la question de savoir
s’il a besoin de ces objets ou s’ils ne sont pas
tout simplement inutiles, ridicules et moches. Un butt plug Boba
Fett ? Hop ! il achète ! Star
Wars jusqu'au fond du cul…
Il achète donc, et en plusieurs exemplaires s’il
vous
plaît ! Lucas pousse le vice
jusqu’à sortir des
jouets dont la boîte possède une minuscule
accroche
déclinée en plusieurs couleurs
différentes. Vous
allez nous dire que ça ne peut pas marcher, les fans ne sont
pas
aussi cons que ça ! Mais si ! On les voit
acheter la
même figurine en autant d’exemplaires
qu’il y a de
couleurs différentes sur l’emballage. Et ils sont
contents ! Incroyable ! Beaucoup n’ouvrent
même
pas les précieuses merdes made in China, se contentant juste
de
les exposer, et encore ! Pas trop au soleil ni dans un coin
à poussière, ça pourrait les
abîmer…
On
comprend pourquoi Lucas en est venu à considérer
Star Wars comme une véritable malédiction et
à détester autant les fans. Comment le
blâmer ? Il se venge de toute cette crasse et de
cette bêtise en les plumant intégralement et il a
bien raison !
Et il y a les
conventions. Alors là, on sombre dans le dantesque le plus
total. Il faut en avoir fait au moins une dans sa vie pour
réaliser l’ampleur des dégâts
qu’ont provoqué ces films.
Comme dans tous les goûters, les déguisements sont
de
rigueur et, là aussi, le transfert de
personnalité est de
mise. Dans une convention Star Wars, les fans sont
enfin eux-mêmes ! Ou du moins, ce
qu’ils
aimeraient être… Et quelle
originalité ! On a
150 Anakin Skywalker au m², des milliers de soldats de la
garde
impériale, quelques wookies, aucune Leila ou alors ce sont
des
travelos (les filles sont assez absentes de ce milieu,
étonnant
non ?) etc.
Vous devez penser : -
« Ça doit
en faire du beau monde tout ça, avec leurs costards en
papier-cul… » Erreur ! Bien
souvent, les
costumes sont superbes et très réalistes,
semblant
presque sortis des films. Mais le casque ne fait pas le jedi et les
morphologies clochent toujours : des Dark Vador
d’1m60
marchant sur leur cape, des Luke de 150kg, des Chewbacca
glabres… De toute façon, on est
habitué avec les
cosplayers à ce qu’ils ne ressemblent pas du tout
à
quoi ils sont censés incarner.
Alors, les fans de Star Wars, doués pour la couture et le
stylisme spatial ? Pffff… Mais non, ils
n’ont aucun talent eux, ils ne savent qu’acheter,
on vous l’a déjà dit, et les costumes
complets de la plupart des héros des films sont
également en vente, à des prix astronomiques.
Mais rien n’est trop beau pour ressembler à son
idole et sentir la Force couler dans ses veines. Ça change
de la lose…
Quand on croise
une de ces épaves humaines et qu’on lui demande
s’il n’a pas une case en moins, il nous explique,
légèrement agacé, qu’il est
normal et que c’est une passion tout ça. Ils
s’appellent d’ailleurs eux-mêmes des
« passionnés ».
Mettez-vous ça dans la tête : le
mot « passionnés »
est la définition pudique de
« tarés ».
De toute façon, il n’est
pas tout seul, loin de là. Star Wars est mondial. Quel que
soit sa langue et son pays d’origine, il trouvera des fans
comme lui qui le comprennent et avec qui il peut discuter de cette
« passion » dévorante
qui les habite. Noyé dans une foule identique, on se sent
moins seul.
Plus con
qu’un fan de Star Wars, ça n’existe pas.
Sauf un fan de Star Trek.
Portrait écrit à partir d'une ébauche envoyée par Asmodeus. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.
LE FAN DE SAINT SEIYASaint
Seiya. Avant d’étriller leurs fans, faisons un
petit
détour à propos de la série qui est,
probablement,
la plus débile du monde.
Saint
Seiya fut crée par Masami Kurumada, la crème des
mangaka
n’ayant jamais su dessiner. Grâce à lui,
rarement un
manga n’aura été aussi mal foutu.
Erreur
anatomique, de perspective, d’échelle, ratage
intégral non corrigé etc. Tout y est et quasiment
à chaque page ! C’est un
véritable catalogue
de tout ce qu’un dessinateur ne doit jamais faire.
Mêmes
les couvertures de ses mangas sont atroces. Admirez le volume 2 de la
VF de Saint Seiya, avec le visage qui part vers le haut et
l’épaule trop grosse. Argh !
La méthode de travail de Kurumada est simple. Il dessine
à main levée et hop ! case suivante. Il
ne corrige
pas. C’est trop mal foutu ? Pas grave. On va
détourner le regard du lecteur. Comment ?
Facile ! A
l’aide de trames, adhésives à
l’époque
et désormais faites sur ordinateur. Celles dans Saint Seiya
ont
réellement nécessité du boulot, il
faut le
reconnaître. Alors, Kurumada, plus doué dans le
collage
que le dessin ? Nan, c’est pas lui qui
s’occupait de
ça, mais son studio. Et oui. Tâcheron et feignant
en plus.
Comme nombre de mangaka, Kurumada est plus coiffeur que visagiste.
C’est-à-dire qu’il ne sait pas dessiner
plus de
trois gueules différentes mais il se rattrape avec une
surprenante collection de tignasses pour différencier ses
personnages. Rasez-les et vous avez des clones. Akemi Takada fait de
même. Et le plus drôle après tout
ça,
c’est que Kurumada est considéré comme
un dieu du
dessin et « inspire » des tas de
jeunes blaireaux
en situation d’échec scolaire pour devenir, eux
aussi,
dessinateurs. Mais c’est logique, Kurumada donne
l’exemple
et démontre que, même sans un gramme de talent et
muni
d’un simple moignon, on peut quand même dessiner
puis
vendre ses croûtes très cher et être
adulé.
Malgré
le fait qu’il soit un dessinateur lamentable, et qui ne
s’est jamais amélioré avec le temps en
plus,
Kurumada tire son épingle du jeu question commerce. En
effet, il
a réussi l’exploit de refourguer plusieurs fois de
suite
la même histoire à ses lecteurs qui, eux, en
redemandaient
encore. C’est fort !
Saint Seiya, c’est toujours pareil. Ce sont les B’Z
de
l’animation ! Vous pensiez que Sailormoon
était
bourrin ? Sachez que même les pauvres histoires de
cette
« magical conne » sont plus
variées que
celles des bozos en armure. Le cadre est simple : une menace,
des
adversaires à rencontrer à la chaîne,
soi-disant 10
000 fois plus forts que notre Club des Cinq de service, tout
ça
pour arriver au boss final, invincible évidemment mais
qu’on arrivera tout de même à battre,
afin de sauver
une demeurée qui ne sait pas se défendre toute
seule, et
le tout, généralement, en moins de douze heures.
On se
croirait dans un jeu vidéo !
S’ajoute à la platitude du scénario des
situations
téléphonées à mort et
usées
jusqu’à la corde telles que :
« Je dois
réussir pour l’amour de – rayez les
mentions
inutiles – Athéna, la Terre, mon frère,
Casimir… », « Je vais
te porter pour la 132e fois de suite
le coup de grâce ! »,
« Il est
impossible d’éviter cette attaque !
FIZZZZZZ BOOM
C’est impossible, il a réussi à
l’éviter ! », les
arrivées à
point nommée, les sacrifices, les doutes, les crises de
pleurnicherie, les flashbacks, les résurrections etc. Quel
suspens peut-il y avoir dans cette série sachant
très
bien que nos Saint Bernard réussiront leur mission ?
En parlant d’eux, quand on regarde bien, on
s’aperçoit qu’ils ont tous de
sacrés
problèmes psychologiques, et c’est un
euphémisme ! Orphelins, enfants battus, un
homosexuel
refoulé portant une armure rose à nichons et qui
fait une
fixation malsaine sur son frangin, le même frangin qui est un
renégat repenti qui s'en va ensuite donner des
leçons
utopiques sur l'amour et l'amitié, un autre avec un grave
complexe d’Œdipe, et tous sont masos !
L'idée
est que, plus ils souffriront comme des malades, plus ils seront forts.
Même après avoir traversé plusieurs
murs ou
colonnes de pierre, et être retombé sur la
tête en
brisant le sol (elle ne leur sert qu'à ça...),
avec leurs
armures en porcelaine qui ont éclaté
dès le
premier combat, ils se relèveront et en redemanderont
encore.
Ils ne veulent pas lâcher et, tels des étrons
flotteurs,
ils remonteront toujours à la surface. Pas facile de couler
un
bronze…
Avec un tel constat, on ne s’étonnera pas que
cette
série regroupe les plus gros cas sociaux du milieu des
japonisants. Intéressons-nous à eux.
Oubliez
le manga, ces neuneus ont tous connu Saint Seiya par la
série
animée diffusée chez Dorothée, les
fameux
Chevaliers du Zodiaque, même si beaucoup mentent
effrontément en prétendant le contraire.
Pourtant,
c’est moins honteux d’avoir connu l’anime
en premier
que le manga car Shingo Araki, le character designer de la
série, qui, lui, sait dessiner et possède
même un
style, avait graphiquement remonté le niveau de Saint Seiya,
ce
qui n’était pas dur.
Toujours est-il que ça les a marqués. Ils
étaient
tout gosse aussi, ça n’aide pas. C’est
comme le
catéchisme, plus c’est matraqué jeune,
plus
c’est profondément gravé et plus c'est
difficile
à chasser de son esprit. Ils ont d’ailleurs bien
du mal
à oublier les noms propres francisés. Sur les
sites
consacrés et autres skyblog, on trouve bien plus de
« Seiyar » que de
« Seiya ».
Vingt ans après, ça ne les a jamais
lâchés
et ils continuent de trouver la série formidable et au
premier
degré. L’autocritique n’est pas de mise
pour eux. On peut lire
très
sérieusement sur certains forums que
« Saint Seiya
est éducatif car ça parle de mythologie et
d’astronomie… » C’est
cela oui, et
Bernard Minet vous a donné le sens du rythme
aussi ! Sois
maudite Dorothée pour avoir ruiné deux
générations entières !
Dans
les conventions, le fan de Saint Seiya se reconnaît
très
facilement. C’est celui qui ressemble à une
poubelle de
triage sélectif pour le papier…
S’étant
recouvert pour l’occasion d’un amas de barils de
lessive,
d’emballages de frigo, et parfois de boîtes de
conserves,
on ne peut pas le louper. Déjà à cause
de son
costard en cellulose mais aussi de par son attitude. Qu’il
soit
un obèse luisant ou un sac d’os anguleux, tous
paradent
dans leurs « cloth »
recyclés en y croyant
et se prennent pour leur héros respectif. Le transfert de
personnalité bat son plein. Brûle pas trop ton
cosmos
quand même Kévin, ton armure de bronze en carton
pourrait
prendre feu…
Nous
noterons toutefois un point commun entre les héros de Saint
Seiya et leurs fans cosplayeurs : aucun n’a une
tête à savoir se battre. Les originaux
à cause de leur look de tapettes yaoi et les cosplayeurs
parce que ce sont des larves et qu’ils risqueraient de se
faire mal tous seuls en plus.
Le
fan de Saint Seiya est un otaku-no life pur jus. Après les
Club
Dorothée Magazine, dont il décalquait les
planches pour
dessiner ses chevaliers d’or, puis les Cd de BGM
qu’il se
repassait à fond tout en mimant les gestes afin de refaire
l’attaque de son chouchou (ils le nieront mais chaque fan
sait
parfaitement le faire !), sa dernière passion en
date est
de collectionner les figurines de la série, les fameux
« myth cloth », qui sont aux
otakus ce que les
BJD sont aux pauvres filles.
Les plus vieux avaient déjà commencé
leur
collection dès le début des années 90,
avec des
figurines monstrueuses, limite SD, mal foutues et avec de grosses vis
dans les membres. Mais c’est fini ce temps là.
Bandai a
compris ces dernières années qu’il y
avait
là un énorme filon à exploiter et
réitère le coup en sortant la totale dessus, du
plus
fameux au plus obscur chevalier de la série, OAV comprises.
Et
terminé l’import ! On les trouve
désormais
dans le premier magasin de jouets venu.
Se comptant quasiment par centaine, doublons
décolorés et autres armures en version 2.0
inclus, ces figurines, rutilantes et très
soignées sur le plan du détail, exigent de
prendre un crédit à la consommation afin de
toutes les avoir, sans parler des nombreuses vitrines
nécessaires à leur exposition. C’est un
véritable gouffre à pognon et nos porte-monnaie
sur pattes se doivent, un moment ou à un autre, de faire un
choix douloureux : c’est soit les figurines, soit
les jeux vidéo ! Heureusement qu’ils
n'ont pas de nana à entretenir…
Les fans les plus atteints achètent même les deux
modèles : japonais et occidentaux. Les
différences ? Enormes ! Rendez-vous
compte, sur les
boîtes jap, c’est marqué en jap, et sur
les
boîtes occidentales, c’est marqué en
langue
qu’on arrive à lire !… Si la
lose avait une
étoile, notre fan de Saint Seiya serait son chevalier et son
cosmos serait le plus puissant de l’univers.
A quoi servent ces figurines ? A jouer avec ? Vous
êtes
fous ? C’est fragile. Beaucoup de ces
timbrés
n’ouvrent même pas les boîtes de leurs
acquisitions,
les laissant en état… Les autres n’ont
pas
résisté au début au plaisir
d’habiller et de
déshabiller son Saint favori, de monter son armure etc. Mais
ça n’a pas duré bien longtemps. Ils
l’ont
vite remonté et mis dans leur vitrine Ikea afin
d’être pris en photo pour être
exposé sur les
forums consacrés. Voilà la seule et unique raison
pour
laquelle ils achètent ces bidules : pour
frimer ! Ces
communautés sont de véritables concours ouverts
de
longueur de bite. C’est à qui aura la
dernière
figurine en date, à qui en aura le plus, à qui
aura un
modèle rarissime etc. On se croirait dans une cour de
récréation avec des gosses rivalisant entre eux
avec leur
sac de billes.
Le
fan de Saint Seiya a également
développé un
langage bien à lui qu’il mêle
à son quotidien
: « Par le météore de
Pégase !
J’ai raté mon
métro ! »,
« Pour l’oral de rattrapage, je vais
brûler mon
cosmos ! »,
« M’man, t’as
repassé mon armure ? »,
« Putain,
j’ai eu un zéro en science nat’, mon
père le
Grand Pope va m’expédier dans une autre
dimension ! », « Le
réchauffement
climatique, c'est pas à cause de la pollution mais juste
parce
que Hilda de Polaris a arrêté ses
prières à
Odin ! » etc.
Et
si on vous demande quelle marque de sous-vêtements les fans
préfèrent, soyez sûrs qu’ils
ont tous des
slips Athéna !
Manga
tordu frôlant le foutage de gueule intégral,
série
animée délayée à mort et
aux
réutilisations de séquences abusives, OAV sans
rythme et
encore plus bavardes qu’un débat politique,
figurines
nécessitant de vendre ses reins pour pouvoir toutes les
acquérir, absence d’autocritique et fanatisme
absolu chez
les amateurs etc. Le fan de Saint Seiya cumule tout ça et
fait
de lui un superbe spécimen qui intéresserait un
psy mais
il a trouvé la série qui lui ressemble. Se
sachant
naturellement creux, fragile et nul depuis des années, il
rêve, lui aussi, de revêtir une armure
étincelante
afin de se sentir fort et protégé.
Les fans des chevaliers du zodiaque, c’est comme
les crustacés : sans leur carapace, ils sont
blancs, invertébrés et sentent la
marée.
Portrait écrit à partir d'une ébauche envoyée par Dany. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.
L'ASIAN
PRIDEQu’il
soit philippin, thaïlandais, taiwanais, coréen,
chinois,
vietnamien, cambodgien, laotien, malaisien ou indonésien,
tous
ces représentants de chez Pulco ont le même
syndrome : la
fierté d'être asiatique. Un tel
phénomène se
manifeste surtout chez ceux qui ont quitté leur
forêt de
bambous pour venir s'installer en Occident. Ils ont beau avoir fui leur
trou de merde à la nage, bravant les requins et les pirates,
ces
asians pride en ont quand même gardé un profond
attachement. Ils en vanteront toujours les mérites entre
deux
prières pour le défunt grand-père dont
l'urne
repose désormais dans un pot de fleurs sur le balcon. C'est
mieux là-bas qu'ici, même s’ils n'y
retourneraient
pour rien au monde. C'est un peu comme ces jeunes beurettes qui
s'habillent en fatma fashion. Ne se sentant pas françaises
du
fait que, même nées ici, elles resteront pour 53%
des
Français une "arabe" au sens le plus péjoratif du
terme,
elles plongent aux racines de leurs origines, dont elles n'ont qu'une
vision idéalisée et romantique par de courts
séjours estivaux, ne réalisant pas la chance
qu'elles
ont, ici, d'avoir le choix de pouvoir s'habiller comme elles le
désirent.
Parce que son pays est encore
trop sous-développé (mot désormais
remplacé
par le très politiquement correct "pays
émergeant") pour
créer un produit télévisuel ayant un
minimum de
qualité, ou parce que la seule chaîne du coin
était
contrôlée par le pouvoir en place, notre asian
pride a
été gavé aux animes japonais depuis
son berceau en
feuilles de papaye. Dès lors, il est devenu otaku par la
force
des choses.
L'asian
pride croit que le fait d'être asiatique lui permet
d'être
une source privilégiée pour les
Européens en ce
qui concerne la culture nipponne parce qu'il appartient à la
même "race"... Les otaku européens, toujours
très
cons, lui voue d'ailleurs une grande admiration. Forcément,
pour
eux, il représente ce qui se rapproche le plus de leurs
idoles,
même s'il n'a pas été très
gâté
par la nature : repousses noires disgracieuses dans ses cheveux blonds
javellisés, grains de beauté mal
placés avec poils
poussant dessus, dentition digne d'un piège à
loup etc.
Malgré ça, il demeure bridé, donc
asiatique, donc
demi-dieu pour nos otaku occidentaux. La bride fait le bonze...
Quand il regarde un anime ou un film asiatique en compagnie de ses amis
au cul blanc, l'asian pride ne manque jamais l'occasion de clamer bien
fort que les traditions entre le Japon et son pays d'origine sont
semblables : "Au Viêt-Nam aussi, on a des costumes comme
ça pour aller à l'école!", "Au Laos
aussi, on fait
des mariages arrangés!", "En Indonésie aussi, on
balance
des kamehameha!", "En Thaïlande aussi, on boit notre pisse!"...
Côté musical, le jeune asian pride va faire
découvrir à sa bande d'otaku les groupes locaux
de son
taudis natal en affirmant fièrement que ça
ressemble
à de la Jpop. Très souvent, on a droit
à des
chanteurs et à des chanteuses qui ne sont que des Ayu ou
Gackt
du pauvre, aux physiques ingrats, mais ce n'est pas de leur faute.
Allez trouver une clinique de chirurgie esthétique au
Viêt-Nam vous! Y'a que des bars à putes et des
boutiques
pour acheter des jambes de bois là-bas...
Sur
son Skyblog, il
nous déballe sa philosophie, ses opinions politiques
(à
Droite toute! Mais quand on vient d'un pays
déchiré par
les cocos, c'est un peu normal), sa vie on ne peut plus vide (jeux
vidéo, manga, anime, MSN, séries
télé,
écrire à sa "fiancée
arrangée"
restée au bled, draguer d'autres nanas en attendant...) et
des
photos de sa tronche sur toutes les coutures pour bien nous rappeler
à chaque page qu'il est asiatique, c'est sa carte de visite.
Intégriste
et puriste, ce qui est souvent la même chose, il pense que
les
cosplays ne doivent être réalisés que
par des
Asiatiques. C’est une question d'harmonie pour lui. C'est un
crime à ses yeux que de voir une occidentale
déguisée en Asuka d’Evangelion. Comme
si une
perruque rousse allait mieux à une asiatique... Et les gros
Thaïlandais se prenant pour Elvis Presley, avec banane en crin
de
buffle d'eau et blouson clignotant comme un sapin de Noël,
c'est
pas un crime ça non plus?
En
Europe, l'asian pride se trouvera toujours une petite cour de
fidèles cons prêts à le regarder comme
quelque
chose qui brille. Au Japon, il ne serait rien et ferait partie d'une
sous-classe encore plus basse que celle des gaijin qui se sont
exilés pour oublier qu'ils ont tout raté dans
leur propre
pays. Ben oui, les Japonais n'aiment pas beaucoup les Occidentaux mais
ils les tolèrent plus ou moins. Par contre, ils n'ont aucune
pitié envers les autres Asiatiques, qu'ils
considèrent
comme des êtres inférieurs, et vomissent de
dégoût en les voyant, arguant qu'ils sont sales,
bouffent
du chien et puent de la gueule à cause de leur soupe
won-ton...
Là-bas, ces "intouchables" ne sont bons qu'à
travailler
dans un abattoir ou à laver le carrelage des McDonald's. Ce
ne
sont que des domestiques pour les nippons mais c'est logique qu'ils se
conduisent comme ça envers eux. Après tout, le
Japon
n'a-t-il pas conquis leur pays au moins une fois chacun dans le
passé?
Portrait écrit
par Sheepdog. Remix,
rajouts et corrections : Les Trasheurs.
L’ÉTUDIANTE JAPONAISE EN
ÉCHANGEDepuis
un certain nombre d’années, le Japon exporte tout
un tas
de choses fort intéressantes pour les consommateurs
occidentaux.
Fidèles au bon vieux cliché
véhiculé par De
Gaulle, qui les comparait à des
« fabricants de
radio », les Japonais produisent à la
tonne de
l’électronique à la pointe de la
technologie, des
jeux vidéo, des voitures de qualité ainsi que
tout un tas
de gadgets de mauvais goût désormais devenus
indispensables à la survie des otaku et autres geeks du
monde
entier. Le Japon exporte également un autre produit bien de
chez
lui mais qui, cette fois-ci, est une plaie insupportable ne
méritant que la lapidation publique à coups de
Tamagotchi : l’étudiante japonaise en
échange.
Après l’université, les
Japonaises entrent
logiquement dans le monde du travail ou se marient. Mais pas notre
étudiante. Elle a
délibérément choisi de
poursuivre ses études pour apprendre une langue
étrangère. Pour simplifier les choses ici, nous
parlerons
du français bien que cela n'a aucune importance. Que cela
soit
du français ou tout autre langue, elle n’arrivera
jamais
à la parler correctement et pour couronner le tout,
ça ne
lui servira à rien au Japon puisque même
l’anglais
est très peu employé. Voulant se
démarquer de ses
copines, elle décide donc de partir pour la France afin
d’élargir officiellement son horizon, ses
connaissances et
officieusement son appareil reproducteur…
Prête
à sortir de son île qu’elle
n’a jamais
quitté auparavant, et complètement inconsciente
de ce
qu'il l'attend, elle ne coupe pas totalement le cordon. Alors que, pour
subsister, n’importe quel occidental devrait se prendre un
boulot
de merde sur place, notre étudiante, elle, n’aura
qu’à attendre que papa san lui
transfère
mensuellement sur son compte des sommes astronomiques pour subvenir
à tous ses besoins, même les moins vitaux. Surtout
les
moins vitaux… Pour le reste, mama chan prendra
d’assaut le
bureau de poste du coin pour envoyer des colis encore plus remplis
qu’une pharmacie mais contenant là aussi des
choses
essentielles à la survie de sa fifille perdue chez les
sauvages.
Bouffe du cru, biscuits maison et autres gougouilles japonaises
introuvables en Europe. Seules les pilules contraceptives et les
préservatifs parfumés au thé vert
manqueront
à l’appel mais il est vrai que le petit bout de
chou est
encore pur et innocent aux yeux bridés de ses parents...
Une fois arrivée dans son école, elle sera
prise en charge par ses professeurs, les élèves
autochtones, pensant dans un premier temps qu’elle est
chinoise,
et surtout par ses compatriotes. Sang japonais oblige,
l’esprit
de groupe parle. De suite, elle s’intégrera
à la
communauté nippone expatriée.
D’ailleurs, elle
apprendra bien plus la langue française avec ses amis
japonais
qu’avec de vrais Français...
Découvrant petit à petit ses nouveaux
camarades, ces fameux gaijin qui ont tous les défauts mais
qui
sont l'un des sujets de conversation les plus prisés des
Japonais, l’imaginaire devient enfin
réalité. Le
professeur bénévole est aussi beau que dans ses
rêves. Grâce à cette stimulation, elle
améliore son français et fait enfin la
différence
entre les lettres « v » et
« b » et comprend
désormais pourquoi on se
foutait d'elle lorsqu'elle prononçait le mot
« vite »... Par contre,
c’est encore
mission impossible pour lui faire prononcer un
« r » correctement.
Les autres élèves, en constatant ses
manières niaises, maladroites et innocentes, tombent sous le
charme. Ils commencent à lui parler et de la même
façon qu’on le fait avec une gamine de six ans.
C’est le sésame pour communiquer avec une
japonaise,
prenez-la pour ce qu'elle est : une attardée. Sa
communauté d’expatriés
n’appréciera
pas forcement ça et parfois, la mettra de
côté.
Plus elle s’ouvrira aux étrangers, ce qui est
pourtant le
but de son voyage, et plus elle se retrouvera seule et
isolée
auprès de ses compatriotes. Il lui restera toujours ses
nouveaux
admirateurs qui, parmi eux, sont soit des otaku
irrécupérables, attendant une bonne occasion
d’en
finir avec la Veuve Poignet sur les shitajiki d’Ayumi (au
moins,
c'est lavable...), soit de grosses vilaines fans de yaoi et autres
albinos visualeux qui la harcèleront à coups de
questions
métaphysiques telles que : « Tu
connais
Miyabi ? T’as déjà
été sur la
tombe de hide sama ? C’est vrai que Kyo a 78
dents ?
C’est vrai que Gackt est pédé
sexuel ? », sans oublier les curieux qui
ont envie de
se taper une petite « djap »
histoire de varier
un peu leur menu. A partir de cet instant, elle
auto-détruira
son existence et l’espoir de réussir sa vie de
couple dans
son propre pays.
Contrairement
à ce que l’on pourrait croire, et ce,
malgré les
nombreux tromblons que l’on accueille dans nos
contrées,
l’étudiante japonaise est souvent très
jolie, bien
habillée, et parfois même avec un
fiancé qui
l’attend au bercail. Ils communiqueront encore les trois
premiers
mois par mail, téléphone, cartes-postales, et
notre
pauvre fille gribouillera fièrement, et quotidiennement, ses
mémoires dans son journal intime. Mais la
réalité
est là, la distance et l’amour ne faisant pas
très
bon ménage, notre brave étudiante devra choisir
entre son
copain ou rester à encore user les fonds de ses culottes
Hello
Kitty sur les bancs scolaires européens. Le choix sera
néanmoins vite fait, car le copain claque
déjà ses
burnes sur les fesses d’une autre demeurée qui,
elle au
moins, est bien présente.
Le milieu le plus sinistré étant les
conservatoires de
musique et ressemblant souvent à des bordels
peuplés par
l’esprit communautaire hippie, où tout le monde
monte sur
tout le monde. Les facs de japonais non plus ne sont pas en manque. Les
vautours, qu’ils soient futurs grands musiciens
grâce au
sampler, ou « japanologues »
grâce à
l'étude des trois premiers tomes de Naruto, ne tarderont pas
à faire leur apparition et notre pauvre
étudiante, tel un
oisillon blessé tombé du nid, encore trop fragile
pour
voler de ses propres ailes, aura besoin d’avoir un
protecteur,
une béquille pour venir la torcher, quelqu’un
qu’elle pourra aimer à la japonaise, donc de
façon
ridicule... Ça tombe bien pour elle, les hommes
« romantiques », dont elle
rêvait temps
durant ses premières caresses solitaires, seront
là pour
réparer ses chagrins. D’une
naïveté confinant
à la bêtise la plus crasse, elle ne tardera pas
à
céder au charme d’un Don Juan de banlieue tout
content de
poinçonner une « manga
girl » prête
à se donner corps et âme à ses
désirs et ses
fantasmes. Se retrouver dans les chiottes après la
répétition ou après le cours de
japonais, et
pouvoir se vider dans une bouche nipponne en moins de 7mn chrono, quel
pied tout de même ! Mais la connerie alarmante de la
laissée pour compte fatigue très rapidement notre
playboy
de service qui, lui, ne cherche qu’à se faire
faire des
vidanges-graissages faciles. Notre pauvre demoiselle, folle amoureuse,
continuera à céder et se mentira à
elle-même
en s’inventant les sentiments de la partie adverse...
Ça
durera plusieurs mois, voire plusieurs années, tant
qu’elle se sentira
« aimée » et
« protégée »,
pour ensuite se faire
jeter comme une vieille chaussette.
Elle
finira tant bien que mal ses fameuses études ou les ratera
lamentablement, en pestant sur les barbares blancs ou noirs que nous
sommes, sur nos inqualifiables manières d’agir, et
que
personne ne peux la comprendre parce qu’elle est japonaise et
nous non... Lorsqu’elle rentrera au bled,
déjà fort
entamée par l’âge, buse
élargie par ses
amants manipulateurs, amère et totalement
désabusée, plus aucun japonais ne voudra
d’elle.
C’est le prix à payer là-bas pour avoir
frayé avec des gaijin. Elle est souillée, impure
et
impropre à la consommation. Dans les petites villes, elle
devient parfois la risée ou la putain du village et ses
anciennes amies n’ont plus envie de la côtoyer car
trop
honteuses de traîner avec une
traînée ; ces
mêmes amies qui eurent elles-mêmes des aventures
avec des
gaijin de passage mais ne s’en sont jamais vantées
auprès de leur famille…
Certaines s’en sortent tout de même et
réintègrent tant bien que mal la
fourmilière en
travaillant dans un McDo ou dans les intérims, à
faire
les sales boulots car plus bonne à rien d'autre. C'est le
maximum de tolérance du Japon envers ses moutons noirs.
Heureusement, d’autres réagissent avec courage et
intelligence en se suicidant sur la Yamanote Sen donnant ainsi ses
lettres de noblesse au fameux honneur japonais, qui est la
troisième chose la plus connue dans le monde entier pour
désigner des nippons. Le stress et la perversité
étant les deux premiers...
Portrait écrit par
Gargamel. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs
Retrouvez un autre portrait d'étudiante japonaise en
échange ici.
LE CHASSEUR DE JAPONAISESLes chasseurs de japonaises (CDJ) sont des gens obsédés par l’envie de vouloir sortir/baiser/se marier avec des femmes japonaises afin de combler un profond complexe ou réaliser un fantasme. Une femme blanche ou noire n’est plus une femme pour eux, c’est du bas de gamme. Notons qu’une japonaise est leur idéal, mais une chinoise pourra tout aussi bien faire l’affaire pour nos chasseurs car, de toute façon, leur entourage sera incapable de faire la différence. Pour la majorité des gens, tout ce qui est bridé, ce sont des Chinois…
Pourquoi
des Japonaises ? Parce que les CDJ se sont tripotés
durant
leurs 20 premières années de vie sur les mangas
de Video
Girl Ai, les animations de Video Girl Ai ou les art books de Video Girl
Ai. Ça les a formatés. C’est comme la
nouvelle
génération qui a connu ses premiers
émois sexuels
vers 10/12 ans avec les calendriers de Pamela Anderson. Ils sont
désormais bloqués sur les bimbos et autres
décapées siliconées. Nos CDJ sont
pareils.
Paradoxalement, sortir avec une japonaise
leur permet d’échapper à leur quotidien
d’autiste (jeux vidéo, Star Wars, jeux de
rôles
etc.) tout en le conservant. Grâce à sa douce
moitié citronnée, le CDJ devient une sorte de
personnage
de manga lui aussi. C’est comme appartenir à une
classe
supérieure. Comme tous ces pauvres devenant soudainement
riches,
il est très fier et se laisse aller à des
sentiments
nouveaux et malsains. Quel pied que de pouvoir dominer une
personnalité plus faible que soi !
Tous très complexés, et étant
persuadés que
tous les Japonais sont moins bien membrés qu’eux,
sortir
avec une japonaise leur permet de devenir de vrais Rocco des bacs
à sable, malgré le ver qui leur sert à
pisser, et
ainsi les soulager de leurs malaise au niveau du slip ; de
pouvoir
enfin dire qu’ils utilisent des capotes L size made in Japan
et
être complimenté, en japonais de
préférence,
sur leurs dimensions herculéennes par une jeune femme qui
n’a jamais connu de « grandes
tailles » ou
qui n’a jamais rien connu du tout…
Ou
trouve des CDJ dans tous les pays ayant été
touchés par la sous-culture manga-Club
Dorothée-Final
Fantasy. 90% de la clientèle des Japan Expo et autre
rassemblement de petits bourgeois mentalement retardés sont
des
CDJ potentiels. Bien sûr, les 3/4 n’arriveront
jamais
à leurs objectifs mais, étant d’une
mauvaise foi
crasse, ils nieront toujours en prétendant qu’ils
cherchent avant tout à connaître la
culture…
C’est vrai qu’ils en manquent tellement.
Parmi eux,
on retrouve la plupart des étudiants en facs de japonais,
car
apprendre la langue de Mishima leur permet de protéger leur
conquête des non japonisants. Et puis, parler à sa
copine
dans une langue que personne ne comprend, c’est tellement
« sugoi »… Leur ultime
but étant de
pouvoir se marier et d’obtenir leur « Pet
License
visa » pour le Japon. Ceux-là
appartiennent à
la classe qui sont encore en dehors de l’archipel et qui ont
de
bonnes chances d’y rester…
Ensuite, vient le modèle plus évolué
du CDJ. Toute
la partie tamisée des facs de jap, des candidats pour les
écoles de langues Nova et des Working Holiday Visa ayant
obtenu
leur ticket pour le Disneyland sexuel tant convoité qui leur
permettra, peut-être, de quitter leur vie minable, laissant
derrière eux leurs mauvais souvenirs, ratages
intégraux,
bites au cirage et autres humiliations françaises. Une
nouvelle
vie s’ouvre à eux, ils tirent un trait sur leur
passé encombrant et recommencent tout à
zéro. On
les retrouve à travers tout le Japon et toujours
aux
mêmes endroits. Shibuya par exemple. C’est la
Mecque des
losers. Ça les a fait rêver pendant des
années et
maintenant, ils y sont, entourés de Japonais qui ressemblent
à des touristes même dans leur propre pays mais ce
n’est pas grave car c’est ça leur vision
des
Japonais.
Dans
les facs françaises, lorsqu’une
étudiante japonaise
débarque, la compétition commence. Il
n’y a plus
d’amitié qui tienne avec les copains, on sort la
grosse
artillerie et ce sera à celui qui arrivera le premier
à
« se la faire ». Que le meilleur
gagne !
Ensuite, le winner exhibera son trophée dans les
conventions,
les réunions d’anciens
élèves ou les
soirées, augmentant ainsi ses chances de se la faire piquer
mais
qu’est-ce qu’on ne risquerait pas afin de
plastronner ?
Lorsque nos CDJ sont au Japon, ils osent enfin faire tout ce
qu’ils n’avaient jamais osé en France.
Ayant
été souvent victimes d’agressions ou de
moqueries
de la part des Français, ils se sentent en très
grande
confiance au Japon. Ils savent qu’il y a bien plus de nippons
que
de gens comme eux sur place et qu’ils finiront,
malgré les
trois mots de japonais qu’ils ont appris grâce
à
City Hunter, à dégoter un sous-thon dont les
autochtones
ne veulent même pas. S’ils possèdent un
visa, ils
essayent d’établir des records du nombre de trous
niqués pour ensuite exposer leurs exploits sur des forums et
autres blogs miteux.
Mais lorsque le visa expire, et qu’ils savent qu’il
ne sera
pas renouvelé (viré de chez Nova, Working Holiday
Visa
terminé etc.), il faut bien vite se marier car le pays du
soleil
levant ne tolérera pas qu’ils restent sur leur
territoire
sans permission. Ben oui, le Japon expulse déjà
sans
remord des clandestins en phase terminale de SIDA ou des demandeurs
d’asile politique menacés de mort dans leur pays,
alors
des otaku français, vous pensez… Alors la chasse
à
la japonaise commence d’une autre manière, il faut
rapidement trouver une paumée prête à
se marier
avec n’importe quel troll. Et ça ne manque
pas !
Internet et ses sites de rencontres, quelle merveilleuse
invention !… Match.com et autre Japan Pen Friend
leur
permettent de ratisser tout le pays à la recherche
d’une
femme qui pourra leur permettre d’obtenir un visa pour vivre
leur