Comme dans toute communauté importante, il se détache toujours des éléments méritant le coup d'œil. Des gens se comportant d'une façon tellement ridicule qu'on ne peut que leur jeter des pierres. Le milieu Jpop, et le Net en général, abonde de cas sociaux. Jpop Trash pointe sur eux une loupe que certains trouveront trop grossissante et d'autres encore très loin de la réalité.

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Troooo kiffant!!!LE DANSEUR DE TECKTONIK

Les cons ont toujours eu leur danse. Celle des canards, la chenille, du tapis, la queue-leu-leu, la macarena, la lambada etc. Ça ne manque pas et ça se renouvelle selon les modes.
Destinées le plus souvent aux campings pour permettre à leur clientèle de déchets humains de secouer leurs panses pleines d’alcool bon marché, entre deux concours de t-shirts mouillés, ces rituels gesticulants se trouvent le plus souvent réservés à une faune dont la jeunesse n’est plus qu’un lointain souvenir.
Laissant de côté ces tristes spectacles, leurs enfants ont trouvé LEUR danse bien à eux : la tecktonik ! D’ailleurs, à les écouter, c’est plus qu’une danse, c’est une façon de vivre ! On nous avait déjà fait le même coup avec le disco en 76…

Erigée en phénomène de société par des médias paresseux, dont le moindre buzz sur le Net se termine en tête de gondole du journal de 20h, la tecktonik est pratiquée par toute une bande de macaques qui ont enfin trouvé un zoo accueillant.
Le danseur de tecktonik se voit de loin. Il porte généralement beaucoup de couleurs flashy, avec une nette préférence pour le rose tapette et la pisse fluo. Ses t-shirts sont moulants et aussi serrés que les slims, ces fameux jeans qui rendent stériles... A ses pieds, des baskets Converse, histoire de se la jouer rebelle de Châtelet. Non content d'être vestimentairement ridicules, ces gens-là s’affublent de pseudonymes les enfonçant un peu plus d'avantage : Bogoss-TCK, TCK-Devil, TCK-OUILLE etc. Notez également qu’ils s’appellent comme ça entre eux !...
Ajoutez à cela une coiffure emblématique, la fameuse crête enduite de gel fixation « BTP », que l'on porte généralement avec un mulet et parfois quelques touches de maquillage bon marché. Le mâle tecktonik ressemble en fait beaucoup plus aux mignons d’il y a quelques siècles. Si en plus il a un tatouage tribal, alors là, c'est le top du top du rebelle original, insoumis et indomptable, et ça veut dire en plus qu’il est majeur...

Généralement, la danseuse de tecktonik est plus jeune de trois ou quatre années que son mâle et elle vient de découvrir les serviettes hygiéniques en même temps que le Metropolis, boîte de beaufs à la puissance 1000, située en grande banlieue parisienne, et digne certains soirs des pires « dancings » des campagnes les plus reculées.
Habillée en petite pute fashion, elle paie son entrée avec le blé de papa/maman, qu’elle dira avoir volé mais qui n’est que son argent de poche hebdomadaire, et se dépêche d’avaler son Smirnoff Ice offert avant de descendre au sous-sol de la boîte chercher quelque chose de plus consistant à se mettre derrière la cravate et qui la fera carburer toute la nuit. Ben oui, la tecktonik, ça demande de l’énergie quand même et quoi de mieux que les produits chimiques de synthèse pour ça ?…
En les voyant tous piétiner la piste de danse, on constate également les méfaits qu’a provoqués le DDR sur la jeunesse actuelle…

Nous sommes des profanes, nous ne pouvons donc pas dire à quoi sert la tecktonik. Eux seuls le savent. Sur leurs Skyblogs, ils exposent en langage SMS leur philosophie. - « 0n é la p0ur kifé ! » comme dit Jeyjey, figure emblématique et acnéique du mouvement, trop heureux de rebondir après avoir raté ses études, et qui vient nous présenter son « crew » dans toutes les émissions qui daignent l’inviter, souvent pour se foutre de sa gueule ; sans oublier ses vidéos sur Youtube où il se désarticule tout seul dans sa chambre de 1m² sur une exquise moquette violette. Le bon goût l’accompagne partout lui…
N’oublions pas non plus Lili Azian, brave génisse à face de lune et aux cuisses de rugbyman qu’elle ne nous prive jamais de dévoiler, ainsi que d’autres parties de son corps, en bonne exhibitionniste qu’elle est. Ça muscle sec de danser toute la journée ! Mais ce n’est pas grave, quand la mode de la tecktonik sera passée, c’est-à-dire le mois prochain, elle pourra toujours planquer ses gros jambons à son boulot. C’est l’avantage des caissières de supermarché, on ne leur voit que le haut.

Tous ces paumés sont narcissiques au possible, comme tous les complexés. Intérieurement creux, ils ne peuvent que compter sur une vitrine extérieure pour exister. Ils adorent se montrer, se faire applaudir, entendre des compliments, être vus et enviés. C’est leur moteur.
De la même façon que les candidats de la Star Ac ne sont pas nés pour être chanteurs, les « figures » de la tecktonik ne sont pas nés être danseurs. Ils s’en foutent de ça, ce n’est pas une vocation chez eux mais uniquement un moyen afin de devenir riches et surtout célèbres ! C’est ça leur seul et unique but à tous ces pouilleux. La gloire et tout ce qui va avec !
Les danseurs de tecktonik ont beaucoup en commun avec les cosplayers. Ils ont fait du ridicule un mode de vie mais, comme eux, n’essayez même pas de leur dire qu’ils sont grotesques. Pour eux, ils sont des dieux. Ils sont beaux, intelligents et sont l’élite de la jeunesse. C’est du premier degré total. Leur seul argument contre leurs détracteurs est : - « Essayez de le faire ! » Non merci, nous avons le sens de la dignité nous. 

A ce propos, comment danser la tecktonik ? Grande question existentielle que se pose la plupart des p’tits beaufs de nos jours. Jpop Trash vous donne gratuitement le mode d’emploi infaillible pour cela. Oubliez la technique, tout est une question d’imagination.
Mettez-vous d’abord dans l’ambiance avec leur zik, qui n’est qu’une purée délayée de synthés. Trois accords en boucle pour la ligne de basse, une mesure en quatre temps, 150 BPM, une grosse boîte à rythme dessus, quelques effets et hop ! Vous avez de la tecktonik. Mélodie ? Y’en a pas. Harmonie ? Y’en a pas. Des sons clairs ? Y’en a pas. Mais qu’importe ! On n’est pas là pour écouter, juste pour se trémousser et pour cela, le beat suffit. N’importe qui avec un clavier cheap à 100€, sans savoir lire une seule note de musique et n’ayant aucun sens du rythme, peut faire de la tecktonik. Il suffit juste d’avoir les bons programmes, l’ordinateur fait tout à votre place. Cette dysenterie électronique n’est rien d’autre que la digne suite de la techno sous Amiga du début des années 90, les 2Unlimited et autres Snap qui nous ont tant pollué les oreilles et le reste.
Bon, maintenant que vous avez l’ersatz de musique, et bien dansez maintenant ! Alors c’est très simple. Vous allez imaginer que vous êtes dans une manifestation et que les CRS chargent. Ils tentent de vous donner des coups de matraque mais vous, vous êtes plus rapide que l’éclair alors, vous essayez de les éviter. Ces mouvements d’esquive forment les oscillations de base de la tecktonik pour votre corps. Soyez mou, flexible, comme monté sur ressort. Associez à cela des mouvements des bras et des mains comme si vous deviez vous protéger la crête de coups que vous ne pourriez éviter. Vous savez, cette position-réflexe qu’ont tous les gosses battus dès que leurs parents s’approchent d’eux trop vite et par surprise. Essayez de suivre le bruit des « poum tchak poum tchak », répétez tout ça à l’infini, ou tant que la musique tourne, et admirez le résultat dans votre miroir. Ça y est, vous voilà transformé en danseur de tecktonik ! N’attendez plus ! Enfilez votre étroite tenue de con, enduisez-vous les cheveux de votre morve et courrez vite au Metropolis. On va enfin vous aimer !... 

Kiffeurs des villes ou des champs, même race de cons ! On distingue tout de même le danseur de tecktonik de province de celui de la capitale à une seule chose : ses dents. Le campagnard en prendra toujours grand soin. Pourquoi ? Parce que lorsqu’on habite dans un bled, et que la seule boîte du coin se trouve à 70 bornes, ça fait du chemin à parcourir. L’allée ne posera généralement pas de problème, mais le retour si. Rentrer à cinq en bagnole, avec, en moyenne, deux grammes d’alcool dans le sang chacun, en se prenant pour Sébastien Loeb sur une petite route qui serpente et en pleine nuit, c’est la roulette russe et certains d’entre eux termineront leur fiesta dans le fossé après plusieurs tonneaux. Voilà pourquoi les danseurs de tecktonik provinciaux prennent tant soin de leur dentition : par précaution et permettre ainsi une identification plus facile de leurs cadavres en morceaux par le médecin légiste.

Avec à peine quelques mois de vie au compteur, la tecktonik a déjà été récupérée par de vieux-jeunes Parisiens qui se sont très vite emparés de la chose et ont développé autour d’elle tout un marché hautement lucratif, vendant pêle-mêle sous ce nom boissons, compilations d'artistes Fruity Loops, salons de coiffure et produit de beauté. La tecktonik est un véritable rêve éveillé pour des commerciaux toujours avides de voler une mode non déposée et de s’engraisser dessus le temps qu’elle durera. Nos kiffeurs ont beau passer à la télé, ils sont toujours aussi fauchés. Ce mouvement qu’ils ont lancé, et qui triomphe actuellement, ne leur rapporte que dalle. Sur chaque produit vendu estampillé « tecktonik », pas une thune ne leur tombe dans la poche. Ils ne sont que des VRP bénévoles que l’on paie en quart d’heure de célébrité.
Le manque de personnalité de ces imitateurs d’épileptiques sous ecstasy, pantins à la peau grasse ne sachant même pas s'exprimer correctement à la télé car totalement incultes, en bons sous-produits carnés issus des usines d’équarrissage que sont TF1 et Skyrock, font d’eux l'archétype même de la fashion victim cheap et manipulée. Mais eux ne se rendent compte de rien. Pire même, en plus de croire d’être célèbres et adulés, ils pensent également être des précurseurs, trop heureux d’être soutenus par des « stars confirmées », comme Tekilatex, Yelle, nouveau membre du club et ses fringues foutant de la conjonctivite, et même Lorie, la Boa française, dont le public a maintenant dépassé les 10 ans d’âge et qui l’a lâchement abandonnée pour rejoindre le fan club de Tokio Hotel... 

On rigole déjà des danseurs de tecktonik à l’heure actuelle alors imaginez ce que se sera dans dix ans quand on retombera par hasard sur leurs photos et leurs clips… Le réveil va être dur pour eux. Tant mieux !

Portrait écrit à partir d'une ébauche d'Asmodeus. Rajouts, correction et remix: Les Trasheurs.

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Cuir Center présente....LE SPORTIF JAPONAIS

Sportif? Pourquoi pas "athlète" nous direz-vous? Tout simplement parce que les athlètes au Japon, ça n'existe pas. Nous sommes des salauds de dire ça? Ok, alors citez-nous un athlète japonais mondialement connu! Alors? Alors?? Et oui... Il y en a aucun. Maintenant, citez un athlète américain. Vous voyez, tout de suite, vous avez des tas de noms qui arrivent dans votre tête pleine d'eau. CQFD.
Soyons franc, le japonais n’est pas fait pour le sport, ses courts membres ne lui permettent pas, et ne lui permettront sans doute jamais, d’égaler les athlètes des pays occidentaux, même les plus mauvais comme les Français...
Certains Japonais pratiquent également la musculation. Du moins, ils essayent. Saluons là tout de même ce bel effort même si le résultat n’en est que plus risible à la sortie car on se retrouve face à une grosse tête de Doraimon posée sur un corps de troll dopé aux stéroïdes...

Alors pourquoi tant d'efforts aussi vains? Pour une simple et bonne raison: bien qu'étant une démocratie moderne et libérale, le Japon est un pays ultra nationaliste, et gagner dans un sport est devenu leur priorité number one. Il leur faut une vitrine extérieure afin de briller dans le monde entier pour prouver qu'ils existent, et en particulier face aux autres pays asiatiques. Le sport de haut niveau est devenu, outre une histoire de fric et de triche, une affaire politique. Staline fut le premier à le comprendre et à le rendre obligatoire dans toute l'ex URSS, lui qui n'en fit jamais de toute sa vie...

Avec une seule misérable médaille aux derniers Jeux Olympiques d’hiver, certes en or, mais en patins à glace chez les femmes et rien chez les hommes, le Japon a bien compris que s’il voulait exister dans une quelconque discipline, il faudrait qu’il l'invente. Et oui, comme au temps du Club Dorothée, ces "Club D'or" que seuls gagnaient la fine équipe, ses musiciens de bal et autres sitcoms made in AB Productions, parce qu'ils savaient très bien qu'aucun organisme officiel ne leur remettrait jamais un seul trophée tant ils étaient la honte de la profession. De la pure branlette destinée à soigner des ego blessés. Là c'est pareil.

Les conditions sont simples pour permettre à un sportif japonais de gagner quoique ce soit. Il faut:

1 - Un nouveau sport qui n’a, et ne sera, jamais été pratiqué en dehors du Japon.
2 - Des arbitres exclusivement japonais.
3 - Des athlètes étrangers soigneusement triés sur le volet, à savoir TRES mauvais vu qu'ils ne sont là que pour prouver que les Japonais peuvent battre des gaijin. Et quand bien même ils gagneraient, car malgré leur énorme cachet, certains n’arrivent pas à se résoudre de perdre face à de tels nabots, il y a toujours les arbitres véreux et les règles du jeu modifiables en temps réel.
4 - Un public de trois millions de japs réunis dans 200m² (ils ont l'habitude, regardez leurs transports en commun. A part Winzip, seul le Japon compresse autant...) qui hurlent à tue-tête: "NIP-PON! NIP-PON!" en agitant leur drapeau à rayons, qui est celui de l’armée impériale...
5 - Des médias complaisants retransmettant en boucle la victoire du héro national.

C’est comme cela que le jap de base peut admirer sur son poste de télé des asticots nippons triompher face à de pauvres gaijin brésiliens, coréens ou encore d’Europe de l’Est dans des jeux (par opposition à sports) tels que K-1, Pride ou encore Special Battle, et croire en sa toute puissance sportive. Ajoutez là-dessus les slogans nationalistes et la pétasse de présentatrice, ex office lady, de vomir à la chaîne des: - "Sugoi, sugoi, takumashi desune!!!", toute souriante, malgré ses dents qui ont trop décapsulé de bouteilles...
Tout étant arrangé à l'avance comme le catch ricain, sauf que les Japonais ne le savent pas, ou ne veulent pas le savoir, et devant tant de haine, l'horrible Roberto, Kim Park ou Dimitri n'a aucune chance et ne peut que se faire défoncer la gueule par le beau Masato...

Le Japon prend toujours bien soin de ne jamais faire perdre la face à leurs sportifs chéris, payant très cher pour que les championnats du monde se déroulent chez eux, pour ne retransmettre que les matches de l’équipe nationale... Et quand bien même leurs petits héros se seraient fait éclater devant une équipe étrangère, ce qui arrive tout le temps, qu’à cela ne tienne! Il y a toujours le résumé du match qui ne montrera QUE les quelques points japonais, grâce à la magie du montage, pour finir par conclure à demi-mots (il faut souvent monter le son à ce moment): zannen nagara NIPPON ha shouri wo jitugendekinakatta.
Traduction: - "Malheureusement, LE JAPON n’est pas arrivé jusqu’à la victoire!"
Comprendre: ils se sont fait torcher au premier tour...

Le Japon est très similaire à la Corée du Nord, c’est-à-dire nationaliste à en crever et avec des tonnes de trucs à prouver parce que complexé. Regarder une rencontre sportive à la télé au Japon est très relaxant. Finie l’angoisse et la désillusion du résultat final, le Japon gagne à tous les coups! A conseiller aux personnes cardiaques et autres dépressifs.

Portrait écrit à partir d'une ébauche de Buddhaview. Rajouts, correction et remix: Les Trasheurs.

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Ein gross pédale!LA FAN DE TOKIO HOTEL

Les 10 commandements de la fan de Tokio Hotel :

- En gothic lolita, tu t'habilleras.
- Le visual rock, tu aimeras.
- Harry Potter, tu liras.
- Un Skyblog, tu tiendras.
- Le vrai rock, tu ignoreras.
- Sur des mangas yaoi, tu te toucheras.
- A la Star Ac, tu iras.
- « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiill », tu crieras.
- De cadeaux ridicules, tu le couvriras.
- Ton cerveau, tu flingueras.

Cette charte doit être signée et appliquée par toute fan qui se respecte. Si elle ne le fait pas, elle sera alors considérée comme une fausse fan et ce sera pour elle la punition suprême car la fan de Tokio Hotel est sure et certaine que Bill vérifie toutes les signatures, le soir, après le concert...
Il faut aussi dire qu'elle est persuadée qu'il la connaît, conserve tous les cadeaux qu'elle lui offre et lit toutes ses lettres mais qu'il est trop timide pour lui dire qu’il l’aime aussi, sinon il serait déjà venue l'enlever de chez ses cruels parents habitant un petit loft vétuste de huit pièces en plein cœur du 16ème arrondissement de Paris…

La fan de Tokio Hotel a entre 8 et 14 ans. Si elle a plus, ce qu’elle est irrémédiablement foutue et surtout très vilaine. Fantasmer sur des idoles quand on découvre ses premières traces sanguinolentes dans sa culotte Hello Kitty, c’est normal. Mais quand on est en âge de choper une mononucléose et qu’on continue à perdre ses eaux devant la photo d’un palmier humain, c’est qu’il y a un problème. Et le problème vient souvent du manque de sex-appeal de la fan : obèse, sac d’os, boutonneuse, sans courage, capricorne etc. Ça aide pas à se trouver un petit copain. Au moins, le poster de Bill ne lui dira jamais qu’elle est un tromblon imbaisable. Amusant de constater que cette absence de sex-appeal la mènera un jour ou l’autre au sexe à piles...

La fan de Tokio Hotel ne connaît du groupe que Bill Kaulitz. C’est l’avantage d’être le chanteur : toujours devant la scène et aucun d’instrument à transporter après le concert. Les autres membres ne sont là que pour la décoration pour elle. Et puis, ils sont moches.
Bill Kaulitz. Le nouveau phénomène des cours de récréation des écoles primaires et de quelques collèges. Phénomène n’est pas un mot exagéré car c’en est vraiment un, mais de foire. Entièrement osseux et creux, son corps offre une très faible résistance au vent, c’est son plus gros point faible, en dehors de sa lobotomie, c’est pour ça qu’il ne va jamais donner de concert en Bretagne. Ça souffle trop là-bas.
Se faisant maquiller et coiffer par des entreprises de BTP, Bill change d’apparence suivant l’habileté du type chargé de faire fonctionner la bétonneuse... Un véritable caméléon ! Parfois, on croit avoir affaire à la petite sœur de Brian Molko, d’autres jours à Gohan devenu gothique… Plus généralement, et surtout au réveil, Bill ressemble à une flaque de vomi de porc séchée.
Bill n’est pas un chanteur mais un mime. Personne ne l’a jamais entendu chanter en vrai vu que ses fans hurlent sans arrêt en concert, couvrant ainsi sa voix. C’est bien peinard pour lui, il n’a qu’à faire semblant de chanter, ses copains derrière semblant de jouer, et attendre comme ça pendant une heure en exhibant ses os. Ce sont les fans qui font le spectacle et elles payent pour ça !
Bill, c'est un peu une sorte de nouveau Michael Jackson qui, au lieu de devenir un monstre en s'éclaircissant la peau à coups d’acide de batterie, en devient un autre en enchaînant les séances d'UV et en compensant la petitesse de sa boîte crânienne par un volumineux chignon qui ferait pâlir de jalousie Tahiti Bob. D’ailleurs, sa coiffure est un mystère, comment peut-elle bien tenir ? Produirait-il lui-même son gel, un peu de la même façon que dans le film Mary A Tout Prix ? Elle semble incroyablement dure. On raconte qu’un jour, Bill imitait un singe ayant une crise d’épilepsie, d’autres appellent ça « danser sur du hip hop », et qu’il s’est mis à tourner sur la tête. Après sa performance, on découvrit que le parquet était entièrement poncé ! D’ailleurs,
Valérie Damidot préconise désormais dans ses émissions d’utiliser uniquement Bill pour les surfaces difficiles à décaper !… Bill étant allemand, on peut le dire clairement question bricolage : boche, du travail de pro !…

La fan de Tokio Hotel croit toujours que ce qu’elle aime représente le summum d’un style précis. Par exemple, Harry Potter est de la grande littérature. Elle n’a jamais ouvert un autre livre de sa vie mais, pour elle, on ne peut de toute façon pas faire mieux que JK Rowling, la nouvelle Enid Blyton…
Même chose pour la musique. Tokio Hotel fait du rock pur et dur pour elle. Elle pense d’ailleurs la même chose de quelques épouvantails japonais, comme The Gazette ou Dir En Grey. Elle ne connaît rien d’autre question rock qui décrasse. Les Ramones ? Les New York Dolls ? Biyûden ? Jamais entendu parler ! Et puis quelle importance ? La musique est, de toute façon, très secondaire chez elle. Ce ne sont pas ses oreilles qui fonctionnent le plus mais ses yeux. Ben oui, ce qui l’intéresse dans un Cd, ce n’est pas la galette argentée numérique, délivrant l'insignifiante musique, mais le livret avec, si possible, plein de photos du chanteur ou du bassiste qui la fait ruisseler par tous ses orifices naturels…
Enfin, cerise sur le gâteau, Tokio Hotel, et surtout Bill, sont pour elle les représentants d'un nouvel ordre anti-société, de véritables anarchistes, peut-être même communistes, plus forts encore que les punks et qui sauront la délivrer de la tyrannie de ses parents ! Jamais elles n'iront voir l'envers du décor. Et derrière Tokio Hotel, qu'y a t-il ? Oh, surprise ! L’une des plus grosses majors du disque ! Quelle marque d'indépendance ! Tokio Hotel, le groupe des trous rebelles !…
Tokio Hotel touche aussi les hommes. Homosexuels refoulés pour la plupart, qui, au lieu d’assumer, préfèrent se cacher en s'identifiant à Bill et autres châtrés de la Jpop. Ils peuvent ainsi vivre ce qu'ils sont tout en conservant une vitrine acceptable pour leur entourage.

2Be3, Backstreet Boys, X Japan, Tokio Hotel... Chaque pays nous aura, un moment ou à un autre, pollué avec un boys band ridicule fabriqué de toutes pièces et conçu pour faire brailler nos petites sœurs. Mais ce n’est pas grave, dans moins de deux ans, ils rejoindront la cohorte des groupes totalement has been et oubliés. Bill Kaulitz sera en cure de désintoxication pour soigner sa grave dépendance au Candy Up, perdra ses cheveux par poignées et aura fait son coming out, signant ainsi l’arrêt de mort de sa carrière. Et ceux, et surtout celles, qui se moqueront de lui plus tard, auront été les mêmes qui avaient la foune en larmes devant lui à l’époque de sa splendeur et qui, en bons hypocrites, conservent toujours à la cave des piles entières de posters et autres magazines de leur Billou chéri parce qu’elles n’arrivent pas à les jeter.

Portrait écrit à partir d’une ébauche de Rémi. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs.

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Putain de boulet...LE FAN DE NARUTO

Le fan de Naruto traîne un énorme problème qui fait toute sa connerie : il est jeune ! Il a entre 10 et 14 ans ; d’autres plus âgés lisent ce manga évidemment, mais ce n’est qu’une lecture parmi tant d’autres. Le fan de Naruto, lui, ne lit que ça. Sa jeunesse l’handicape dès le début car, ne connaissant encore rien du monde réel et extérieur, le moindre truc sortant un peu des sentiers battus l’émerveille.
Plantons rapidement Naruto, héros de l'histoire : 12 ans, cheveux décapés au Belle Color, yeux (lentilles ?) bleus, voix de travesti et habité par un ténia à neuf queues pour compenser l'absence de la seule et unique qui soit utile à un homme digne de ce nom. Ça vous rappelle quelqu'un ? Et oui, le véritable fils caché de Gackt, c’est Naruto !
Habillé d’une casaque orange style « prisonniers de Guantanamo », d’une paire de sandales d’obèses et d’un bandeau métallique collé sur le front histoire de protéger la cicatrice de sa lobotomie, son seul point faible, il a autant de charisme que ses fans !
Manga piquant tout à Dragon Ball Z et Saint Seiya (remplacez « chakra » par « cosmo-énergie » ou comparez toutes ces histoires de palier à atteindre afin de progresser en puissance et vous verrez…), rempli à ras-bord de personnages torturés par leur crise d'adolescence, entre apprentissage et rivalité avec un éternel ennemi, la licence de Masashi Kishimoto aura réussi à abreuver des millions d’esprits stériles assoiffés, véritables terres arides prêtes à absorber la moindre goutte de liquide pour les fertiliser, même si c’est de la pisse !

La vie du fan de Naruto est un vaste parcours du combattant dans laquelle tout lui est inspiré par ses idoles inconditionnelles. Doté d'un sens du dessin qui laisse à penser qu'il tient son crayon « Naruto », obtenu en cadeau dans Animeland, avec un moignon il clamera haut et fort qu’il travaillera dur comme Rock Lee pour s'améliorer, contre vents et marées, contre cloques et cals, seul dans sa chambre, en gâchant des quantités impressionnantes de papier. Tant d’arbres coupés pour « ça »…
Il s'identifie à chaque personnage en fonction de son ego et de la situation qui l'arrange. S'il se retrouve, comme 90% des groupies de Konoha, dans les derniers de sa classe, il prétendra que Naruto l'était aussi, et puis d'abord, il a réussi à obtenir son diplôme en battant un prof à lui tout seul !…
Il se sent trop fatigué ? Ce n’est pas à cause de la nuit dernière passée à brailler à tue-tête les endings de la série, non. Il s'imaginera qu'il est, comme Kakashi, un grand ninja amorphe, blasé par la vie, et qu’il est tellement puissant que ça l'épuise !…
Il a réussi son premier contrôle de maths depuis le début de l'année ? Il est donc comme Shikamaru, un surdoué de la vie capable d'échafauder des stratégies dignes d'Hannibal. Et on peut aller loin dans le raisonnement tant Naruto foisonne de personnages rêvés par un public transparent et avide d’identification puisque n’ayant aucune personnalité propre.

La vie de ces fans est un vide absolu. Mais ces derniers aiment leur vide et ne veulent vivre que dans leur vide. Naruto n'a fait que dérégler une populace hébétée qui était déjà en pleine perdition.
Vous entendez souvent parler de ces gens qui veulent se rediriger dans des études supérieures en japonais et qui, à défaut d'un souvenir impérissable, ne laisseront que l’empreinte de leurs fesses molles sur les bancs d'une école merdeuse. Les fans de Naruto sont une sinistre engeance de ce phénomène. Ecoutez un seul épisode, et vous comprendrez. Des séquences résolument longues pour générer un maximum de profits où les « Sou desu ka ? », « Saa, ikuzo » et autres « Datte bayo » sont devenus, de par leur fréquence et leur unique fonction de bouche-trous dans le script, de véritables cris de guerre scandés inlassablement par des moutons qui sacrifieraient volontiers père, mère, et leur chien baptisé « Akamaru », pour s'offrir une opération visant à leur brider les yeux.

Quant il n’admire pas sa magnifique collection de figurines en plastique véritable, il regarde les animes en DVD ou qu’il a téléchargé. Il les a pourtant déjà vu des dizaines de fois et les connaît par cœur mais qu’importe, le lavage de cerveau Naruto, c’est trop bien !
Une fois ses anime épuisés, il se précipite sur sa console à 400€ pour jouer au jeu vidéo Naruto en version importée, parce qu’attendre la sortie officielle européenne, c’est trop dur. Bien sûr, il ne comprend rien à ce qu’il y a de marquer à l’écran mais qu’importe, passer pour un crétin Naruto, c’est trop bien !
La nuit, il rêve qu’il est Naruto, qu’il fait des double-saltos vrillés avec frein par rétro-pédalage, et surtout qu’il défonce la gueule de tout le monde, parce que la vengeance Naruto, c’est trop bien !
Le fan de Naruto est un ninja… Enfin il croit qu’il est un ninja alors il s’est déjà pété trois fois la jambe en voulant imiter son héros. Mais qu’importe, le Mercurochrome qui fait des croûtes Naruto sur ses genoux, c’est trop bien !…
Bien évidemment, il connaît tous les noms de techniques et d’attaques du monde de Naruto. Et en japonais s’il vous plaît ! D’où une certaine fierté à en savoir le plus possible pour épater tous ses copains à la récré…
Les faux-monnayeurs, dans le temps, étaient condamnés à être immergés dans un bain d'huile bouillante. Qu'en est-il des faux japonais qui mériteraient que l'on passe une loi au Parlement autorisant à les plonger vivants dans une étuve remplie de ramen qu'ils bouffent juste parce que Naruto fait pareil ? C'est dans ces moments-là qu'on aimerait avoir le fameux 49.3 sous le coude…

Petit crochet sur LA fan de Naruto, car les femmes sont hélas également la proie de ce ninja à deux balles. On la reconnaît assez facilement sur les forums, elle est aussi très jeune et particulièrement stupide. Fan de Harry Potter, Gazette et de Tokio Hotel, elle dévore en plus les mangas yaoi et est une experte dans l’écriture de fan-fics de cul se caractérisant par un cruel manque d'originalité et un langage sms soutenu. Elle raffole d'histoires d'amour entre les personnages de son manga culte se terminant par de romantiques bukkake et autres enculades sur un arbre perché… Comme elle le répète sans arrêt : - « Nyaaaa, Sasukééééééé sama é croo booooooo !!!! » Si seulement elle mourrait…
Elle retrouve sur MSN ses copines, elles aussi fans de yaoi, de Tokio Potter, de Harry Hotel et de Norauto, et elles partent dans des délires porno pour finir par s’engueuler parce que, non, la vraie femme de Sasuke, c’est pas sa copine, mais elle !…

Il existe deux occasions incontournables d'observer en direct de quoi le fan de Naruro est capable : les sites de scantrads et Japan Expo. Sur le premier, les fans les plus viciés sont devenus de véritables ogres, incapables de se satisfaire des derniers Shippuden parus au Japon. Il leur faut des scans ultra-récents, le mieux traduit possible, à partir des quelques traductions vaseuses repêchées sur des forums américains. Décalage horaire oblige, ils sont capables de veiller très tard pour les obtenir. Après tout, ils ne doivent pas se lever le lendemain matin pour aller bosser…
Là-dessus, s’il y a bien une chose que le fan de Naruto ne supporte pas, c’est quand il rencontre un autre fan s’apprêtant à lui « spoiler » la suite de l’histoire. Furieux, il prend alors devant son écran ce qu’il pense être une pose de combat, mais fait plus penser à un mec constipé poussant de toutes ses forces, et menace de le menacer de mort… N’ayez pas peur, comme ces débiles ne pratiquent aucun sport, il n’y a jamais de blessés. Du virtuel, comme leur vie…
Mais en attendant les prochains scans, leurs débats pèsent encore plus lourds qu'eux : où est passé Sasuke ? Est-ce qu'Orochimaru est mort ou simplement plus vivant ? Pourquoi tous les personnages ont-ils des sandales d’obèses ? Ce sont dans ces discussions stériles qu'ils ont l'occasion de restituer leurs connaissances si durement amassées au fil des 400 premiers épisodes. Ils se tapent dessus, virtuellement encore, chacun défendant « sa » vérité personnelle comme un chien son os.
Sur les nombreux forums,
le fan de Naruto n'est pas original pour deux sous dans son pseudo. Lorsqu’il s'inscrit, si le pseudo « Sasuke » est déjà pris, il prendra SaSuKe, Sasucesek ou Sasucekouille… Nous vous épargnons les variantes pour Kakashi...

Heureusement, il y a un week-end dans l’année où le fan de Naruto largue son ordinateur et rejoint la vie réelle. Il s’en va flotter avec d’autres étrons humains comme lui dans les latrines de la bêtise humaine : Japan Expo. Ses trois plus beaux jours de l’année, soigneusement préparés pendant 362 jours (+ 1 les années bissextiles), se résumeront à acheter des mangas, DVD, T-shirts, jock strap, le bandeau Konoha bleu, le bandeau Konoha noir, le bandeau Konoha pailleté etc. Le tout à l'effigie de ses ninjas favoris, évidemment, claquant ainsi ce qu’il appelle « son » argent mais qui n’est que celui de ses parents donné en échange d’avoir rangé sa chambre la veille.
Une fois les divines merdes achetées,
il porte avec fierté le bandeau de Naruto, écrit ses devoirs qu’il ne fera pas dans son agenda Naruto, se promène avec des kunais en plastoc sur lui etc. C’est rassurant.
Bien entendu, il ne manquera pas de passer sur le stand Kana, qui propose, gratuitement, des masques en carton recyclé, peints à la va-vite, et accrochés par une ficelle derrière les oreilles pour tenir… Il sait pourtant qu’il aura l’air encore plus con que d’habitude avec ça sur la tronche mais il ne peut y résister, et puis c’est gratuit ! A Japan Expo, un truc gratuit est aussi rare à trouver qu’un cosplayeur avec un Q.I. à trois chiffres…

Se voiler la face à l'aide d'un bout de carton, voilà en effet la seule solution viable pour ne plus voir sa sale gueule, mais la satisfaction est vite remplacée par le dégoût de voir se balader partout des clones de Naruto qui ont 15kg de trop par fesse et 500gr de moins par hémisphère cérébral... Somme toute, tout se compense.

Portrait réalisé à partir des textes de Shruikan Vulcanium, Asmodeus, Mélanie et Chloé. Rajouts, corrections et remix : les Trasheurs. Photo de Nicolas.

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- "J'ai l'air sympa hein? Et pourtant, je suis le mal incarné!"L'ENDETTÉ

Caste encore rare il y a de ça vingt ans en arrière, et presque exclusivement réservée aux casinos, l’endetté est en train de devenir chose courante de nos jours, voire même banale. Comme un RMIste, un sarkozyste ou un dealer, on en connaît au moins un à partir du moment où l’on sort un peu de chez soi. Dans leur genre, ils sont assez drôles et apportent même une bouffée de comique lorsqu’ils vous racontent leurs problèmes. Il est d'ailleurs assez difficile de ne pas rire de leurs malheurs puisqu’ils se sont eux-mêmes jetés dans la gueule du loup et avec un grand sourire.

L’endetté est la version moderne du damné et le pire, c’est qu’il connaîtra les tourments infernaux de son vivant. L’enfer viendra tout de même après une courte période de paradis. Y’a un minimum.
Les comportements ont changé. Ça peut faire très vieux con à dire, mais on était plus responsable de son budget avant. Le gros crédit a toujours existé, pour payer sa bagnole et sa maison Merlin. Mais le petit crédit ne servait que pour les jeunes couples qui démarraient dans la vie, à acheter la machine à laver, le frigo etc. Ça s’arrêtait là. On pouvait se faire plaisir quelque fois, mais après de longues économies, jour après jour, mois après mois, centime après centime… Il y avait même un certain plaisir à passer devant la vitrine où trônait « sa » chose ; on la regardait avec envie et on lui disait : - « Bientôt, tu seras à moi ! » Des sortes de longs préliminaires avant l’orgasme final.
Désormais, on se fait plaisir tout le temps et le crédit est utilisé pour tout et surtout à sauver les apparence, à ne pas passer pour un sale pauvre : appareils, vacances, cadeaux de Noël... C’est la culture des loisirs qui veut ça. C’est à ce genre de chose que l’on mesure à quel point les gens sont désormais irrémédiablement conditionnés par la société de consommation. Ils n’ont plus qu’un verbe à la bouche : acheter. On le voit avec les soldes et des pétasses qui cherchent des magasins à dévaliser, les mêmes truies qui s’habillent à crédit et se déshabillent au comptant… Elles ne savent pas précisément ce qu’elles veulent comme article,
mais quelle importance ? Elles trouveront bien une merde quelconque à acheter. La seule chose dont elles sont sures, c'est qu'elles veulent posséder quelque chose. Une fois à la maison, les fringues sont déballées, vaguement regardées puis rangées très vite. Ça n’a plus grand intérêt. Ce n’était pas l’article qui était excitant mais l’acte d’acheter en lui-même, de claquer son fric. Pour combler un manque quelque part, certains sombrent dans la boulimie, l’alcoolisme, le cosplay ou la came ; d’autres trouvent un exutoire dans les achats frénétiques. C’est libératoire ; éjaculatoire même !

Parlons du fameux « pouvoir d’achat », sujet dont tous les policards se sont emparés ces derniers temps, ce qui est tout de même assez consternant. Et oui, la préoccupation actuelle des Français n’est pas de perdre son job, de devenir SDF ou de choper un cancer, mais le fait de ne plus pouvoir acheter. Pauvres cons va... Pourtant, lorsqu’on se rend dans un supermarché du loisir et autre magasin d’électronique, les caisses débordent de clients pressés de payer et de repartir avec leurs gros cartons sous le bras. Et tout est bon pour ça. Certains font passer leurs désirs d’acquisition avant de payer leur loyer ou leur bouffe... Regardez dans les rues, fringues de marques, portables dernier cri à l'oreille, voitures énormes et flambant neuves. On a pas vraiment l'impression d'être dans un pays en crise...
L’allocation de rentrée scolaire de septembre aussi ne sert qu’à ça. Saviez-vous que les magasins vendant de la camelote électronique triplaient le nombre de leurs vendeurs pendant la première quinzaine de septembre juste pour faire face à cet afflux de clients trop heureux de claquer un argent providentiel et qui aurait dû, normalement, servir à l’éducation du p’tit Kévin ? On aurait pu les payer en nature avec des livres de classe et cahiers mais non. De toute façon, ils seraient allés les revendre le jour même dans une boutique d’occasion…
Malgré le passage à l’euro, quand on regarde bien, le pouvoir d’achat a même augmenté ces derniers temps ; simplement, il y a trop de choses à acheter désormais et on ne peut pas tout avoir dans la vie et c'est bien là le problème car les gens veulent tout et tout de suite ! Ils veulent ressembler à ces stars au compte en banque sans limite dont on les intoxique toute l'année dans les magazines people et autres émissions racontant la vie des très riches. Les lamentations des Français sur la baisse de leur pouvoir d'achat, c’est juste de la frustration.

Quels sont ces objets achetés ? Toujours les mêmes ! Des merdes inutiles, dont la seule fonction est d'être achetées, et très souvent des machins pour plastronner. L’écran HD par exemple, c'est la nouvelle convoitise des beaufs. Le plus grand possible évidemment, et tout ça pour quoi ? Oh pas pour regarder Citizen Kane, les possesseurs de home cinema dans ce genre ont presque toujours des goûts de chiottes en matière de film et ne connaissent que les blockbusters ricains et autres Dragon Ball Z en DVD. De toute façon, écran de 36cm ou de 8m, si un film est mauvais à la base, c'est pas la taille de la lucarne qui va l'améliorer hein... Non, c’est juste pour frimer devant leurs amis qu'ils achètent ça. Ils font ensuite des soirées où ils invitent le plus de monde possible uniquement pour montrer leur aquarium géant. « Ça c’est ma maison, ça c’est ma femme, ça c’est mon fils, ÇA C’EST MON ECRAN HD !!! » Bon, ils vont devoir manger des nouilles pendant 6 mois afin d'éponger leurs dettes, et le petit Kévin entrera au collège avec son même vieux cartable « JO Paris 2012 », lui promettant ainsi une année scolaire plutôt rude…
Mais quand même, quel pied ! Rendez-vous compte : toute la petite famille regarde la Star Ac en HD ! Enfin, c’est ce qu’ils croient. Gâchez leur plaisir en leur révélant qu’à l’heure actuelle quasiment aucune chaîne, sauf quelques exceptions comme Canal +, ne sont diffusées en HD mais toujours en PAL, ce qui fait que leur image est moins bonne que sur écran cathodique mais comme ils y connaissent rien du tout à ce charabia technique et qu’ils se sont surtout auto-convaincus qu’ils voyaient la vie en HD…

Les crédits, c’est comme une carte bancaire, on a pas l’impression de payer et on ne se rend pas compte du coût de la vie. C'est fait pour d'ailleurs, comme ça, on dépense beaucoup plus. Le liquide restera toujours le meilleur indice pour savoir gérer son budget.
S’offrir son écran, c’était enfantin pour notre futur endetté. Tout s’est fait en 48h, livraison comprise. Un véritable rêve éveillé. Lors de l’ouverture du crédit, on lui a même filé 1000€ à claquer à sa convenance. Ce sont les fameux crédits revolving à 18%. Il a mis le pied dans le piège à loup mais il ne s’est rendu compte de rien. Au contraire, il y a pris goût. Après tout, il ne doit débourser que 100€ par mois pour l’instant, c’est rien. Cercle vicieux. On commence par l’écran HD puis il s’aperçoit, en regardant un bon Di$ney et en famille que le canapé est un peu mité, alors il va chez Cuir Center pour s’offrir le salon complet en véritable peau de culturistes. Mais en revenant, il a constaté que la voiture était devenue bien petite, à moins que ça soit ses gosses qui n’aient trop grandi… Il ne va pas faire pour eux ce qu’il a fait pour le toutou l’été dernier quand même, à savoir les abandonner sur une aire d’autoroute. Alors il ira prochainement chez un concessionnaire s’acheter un gros veau familial, style 4x4, pour le bien de tous…
L’endetté a toujours une bonne raison pour s’offrir un truc maousse et l’art de faire passer le bonheur de sa famille avant tout alors que c’est uniquement pour satisfaire son ego et soigner ses complexes d’infériorité.

Les dossiers de surendettements explosent en ce moment et cela ne va pas s’arranger dans les années à venir. La nouvelle génération est encore pire. Ils ont tout eu dans leur vie, leurs parents leur ont tout cédé, et ils en ont pris l’habitude : consoles valant la moitié d’un SMIC, baskets et fringues en plastique mais vendues au prix de la zibeline, iPod etc. Epargner pendant plusieurs mois ? Et puis quoi encore ? Non, il le leur faut tout de suite ! De toute façon, le temps de faire ces économies, le bidule en question risquerait d'être démodé, alors... Comportement de gamins gâtés et pourris à l'excès. On le voit dans la rue ou les supermarchés, avec des mômes à qui il manque toujours 10 centimes pour en faire 11, pauvres pourrait-on penser, mais portant toujours un salaire moyen complet de haillons fashion sur le cul... Au lieu de renoncer à leur junk food ou leurs clopes, ils s’humilient à faire la manche avec un culot monstre, en comptant sur les autres pour se payer leur merde. Ce qui compte, c’est de posséder la chose. Immédiatement. Et qu’importe la manière. Les voilà les prochains agneaux sacrificiels du crédit !

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, l’endetté est une friandise de choix pour des racheteurs de crédits. Il s’est rendu tout seul à l’abattoir, et désormais, il doit fournir le couteau en tendant sa gorge. On lui propose de prendre un autre crédit pour rembourser tous ceux qu’il a déjà contracté. Absurdité des choses, mais il n’a pas le choix. Ses besoins d’argent chroniques, toujours plus grands, ont fait le vide autour de lui. Il n’a plus d’amis ni de famille et quasiment tout son salaire part dans ses remboursements. Il ne peut plus vivre. Il se sent harcelé, le simple fait d’ouvrir sa boîte aux lettres le soir en rentrant l’emplie d’effroi. Que va-t-il encore lui tomber dessus aujourd’hui ?
L’organisme de rachat de crédit le libère de ses tourments sur le coup, une sorte de répit dans la chambre de tortures. Le bourreau s’accorde une pause pipi, mais c’est pour mieux revenir plus tard, en meilleure forme. Au lieu de rembourser 800€ par mois pendant quatre ans, notre endetté devra désormais en sortir 500 mais pendant onze ans ! Plus c’est long, plus c’est bon !

Des salauds les organismes et autres racheteurs de crédits ? Oui, évidemment, et les gens qui font ces métiers là sont des sadiques en puissance. Ils savent parfaitement ce qu’ils font et ce qui va se passer. Ils apportent le malheur et ruinent des existences entières. Et ils aiment ça ! C’est comme être huissier. On ne peut pas passer sa vie à mettre des familles entières sur le trottoir sans y prendre du plaisir quelque part. « On y peut rien, c’est la loi ! » diront-ils pour se justifier. La Gestapo disait la même chose…
Et puis, ils n’ont pas inventé ce système, ils en profitent, nuance ! Ce ne sont jamais eux qui vont chercher le client mais le client qui vient toujours les trouver. Et oui, il fallait y penser avant. Les usuriers à l’ancienne, ceux qui vous cassaient les jambes ou les pouces en cas de non-remboursement, étaient finalement plus humains que ces fumiers en col blanc qui détruisent indirectement et à petit feu. La véritable « voyoucratie » est toujours bien habillée, souriante et a un diplôme de commercial dans la poche.

Toujours est-il que, mis à part pour les gens ayant emprunté du fric pour s’établir à leur compte ou s’acheter un petit chez soi histoire de poser son cul, il n’y a aucune pitié à avoir pour les autres, aussi cruel que ce soit. A mort les blaireaux qui veulent la plus grosse bagnole en bas de la cité ! A mort les lobotomisés qui rêvent de flinguer du terroriste sur PS3 ! A mort les bobos fauchés qui se sont payés un Iphone alors qu’ils n’ont même pas d’amis à appeler ! A mort les pouffiasses qui craquent sur des bottes Gucci ! Ils ont les huissiers au cul ? Leurs biens vont être revendus à 30% de leur valeur ? C’est bien fait pour leur gueule ! Faut pas jouer les riches quand on a pas le sou. Consommer, oui ! Mais avec intelligence et sagesse, et ne pas céder au moindre caprice crée par la publicité, l’envie et l’orgueil.
Comme disait Victor Hugo : une dette est pire que l’esclavage car le maître ne possède que votre personne, mais le créancier, lui, possède votre dignité.

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Use the lose Luke!LE FAN DE STAR WARS

Star Wars. Film(s) culte(s) pour tous. Enfin, ça, c’est ce qu’on essaye de nous faire croire. Mais là aussi, il y a des « rebelles » qui résistent à « l’Empire » Lucas.
Il est vrai qu’une majorité de gens considère ces films comme une œuvre majeure de la science-fiction, de la même manière que d’autres (les mêmes ?) pensent que Matrix est original, et c’est là l’une des grandes forces d’Hollywood : s’adresser à des crétins qui n’ont jamais rien vu, et encore moins lu, et leur faire croire qu’on leur vend des produits 100% originaux. Or, Star Wars est tout sauf original !

Star Wars, c’est un ramassis d'influences très diverses, plagiées un peu partout, aussi bien dans la littérature de science-fiction que dans des films ricains de cape et d’épée ou de western, digérées, puis déféquées dans l’espace. L'histoire en elle-même est à mourir de rire. Elle est bourrée d'incohérences en tout genre, de situations téléphonées à mort et les personnages sont clichés au possible. Prenez un gros paysan, bien demeuré, qui découvre sa nature de sauveur de l'univers grâce à un vieil ermite si bien caché de l'ennemi qu'il n'a suffit que 15 minutes à deux robots pédés pour le trouver. Ajoutez-y un branleur et son ami poilu qui doit lui servir de femme les soirs de grande solitude dans la poubelle volante qui leur sert de véhicule interstellaire, une Lady Di spatiale avec une coiffure autrichienne, un asthmatique au casque noir (s’il l’enlevait, il respirerait peut-être mieux…), et vous obtenez les héros du premier épisode. Enfin pardon, du quatrième…

Il y a une seule chose intéressante dans ces films, c'est de voir à quel point le manque d'imagination et l'appât du gain ont pu donner des idées aussi absurdes à Georges Lucas. Parce que, dans un monde futuriste où l'on se déplace à la vitesse de la lumière, à bord de vaisseaux indémodables, car déjà démodés en 1977, défiant, voire même réécrivant, toutes les lois de la physique (ils font même du bruit dans l'espace…), il est impensable qu'il reste encore quelques clowns en cape capables de se battre avec des néons géants…
Mais heureusement, les fans sont là pour tout nous expliquer car, et c’est là que le bât blesse, ils prennent tout ça au sérieux et au premier degré total. Pour eux, le futur, ce ne sont pas les nanotechnologies, les manipulations génétiques ou la propulsion ionique, non non non ! Le futur, c’est Star Wars ! Ça sera comme ça dans très très longtemps, ils en sont persuadés…

Le fan de Star Wars est un taré fini et George Lucas est son dieu. S’il le lui demandait, il lui taillerait une pipe, avalerait tout goulûment et en redemanderait !
Il n’y a que Star Wars dans la vie du fan, il ne connaît rien d’autre et ce n’est même pas de l’inculture de sa part, non, c'est voulu. Il refuse tout simplement ce qui n’est pas en rapport avec Star Wars ! Ça ne peut pas être mieux…
Ses films ?
Star Wars. Evidemment. Il a toutes les éditions : K7, LD, DVD. Même en divx ! Il est incollable sur les détails supplémentaires de chaque édition qui ont motivé son achat. De toute façon, bonus ou pas, il les aurait quand même achetées… Il attend en ce moment avec impatience celle en Blu-ray. L’idée de revoir pour la 5648615614 fois les six films d’affilée, mais en HD cette fois-ci, métamorphose son sexe atrophié en un sabre-laser qui clignote… Que va-t-il voir de plus en HD qu’il n’a pas déjà vu auparavant ? A part des zooms en meilleur qualité sur les bikinis de Carrie Fisher dans Le Retour Du Jedi, on se demande…
Ses livres ? Star Wars. Il a tous les bouquins sortis dessus : les encyclopédies, les 250 livres « ultimes », les making of des films, les plans des vaisseaux, les bestiaires des créatures, les BD des années 70/80 dessinées par Carmine Infantino ; même les bouquins sans image (une performance pour notre neuneu !), avec des histoires prolongeant les scénarios et qui ne colleront plus avec les films ou série qui arriveront dans quelques années.
Sa musique ? Star Wars. John Williams est son autre dieu, même s’il lui arrive parfois de confondre dans sa playlist une piste de Star Wars avec une autre d’Indiana Jones ou de Superman. Faut dire aussi que le père Williams ne s’est jamais vraiment renouvelé depuis ça…
Sa vie sexuelle ? Star Wars. Il chope des érections incontrôlées devant une photo de la princesse Leila, de Padme ou de Jabba pour les plus pervers. Mais ce ne sont que des érections. Il n’éjacule vraiment que lorsqu’il apprend que George Lucas va sortir un nouveau film…

Enfin, il y a le merchandising, sans quoi Star Wars ne serait rien, et notre fan avec. Comme tous les gens cyniques et avides d’argent, George Lucas a oublié d’être con. En renonçant lors du premier Star Wars à son cacheton de réalisateur, il n’a pas oublié de s’approprier tous les droits des produits dérivés, et surtout des jouets, chose encore assez peu développée à l’époque. Lucas réalisateur ? Quelle blague ! C’est juste un marchand de jouets lui, rien de plus.
Tout comme Di$ney, Lucas truffe désormais ses films de bestioles, non pas pour améliorer les histoires, qui en auraient pourtant salement besoin, mais uniquement pour les sortir ensuite en peluche et autres figurines. Alien à sale gueule, monstre grotesque, boulet et autre faire-valoir insupportable, on s’en fout ! De toute façon, ça se vendra.
Question goodies, Star Wars est le Hello Kitty du garçon. On trouve absolument tout dessus. De la même manière que les adeptes de la Scientologie sont conditionnés pour acheter tous les livres de Ron Hubbard, le fan de Star Wars est également programmé pour acheter tout ce qui se rapporte à son culte cosmique. Comment en est-il arrivé là ? Messages subliminaux dans les films ? Dans les musiques ? Ou est-il tout simplement con comme un ewok ? On ne sait. Toujours est-il que c’est devenu un réflexe conditionné chez lui. Il ne se pose même plus la question de savoir s’il a besoin de ces objets ou s’ils ne sont pas tout simplement inutiles, ridicules et moches. Un butt plug Boba Fett ? Hop ! il achète ! Star Wars jusqu'au fond du cul…
Il achète donc, et en plusieurs exemplaires s’il vous plaît ! Lucas pousse le vice jusqu’à sortir des jouets dont la boîte possède une minuscule accroche déclinée en plusieurs couleurs différentes. Vous allez nous dire que ça ne peut pas marcher, les fans ne sont pas aussi cons que ça ! Mais si ! On les voit acheter la même figurine en autant d’exemplaires qu’il y a de couleurs différentes sur l’emballage. Et ils sont contents ! Incroyable ! Beaucoup n’ouvrent même pas les précieuses merdes made in China, se contentant juste de les exposer, et encore ! Pas trop au soleil ni dans un coin à poussière, ça pourrait les abîmer…
On comprend pourquoi Lucas en est venu à considérer Star Wars comme une véritable malédiction et à détester autant les fans. Comment le blâmer ? Il se venge de toute cette crasse et de cette bêtise en les plumant intégralement et il a bien raison !

Et il y a les conventions. Alors là, on sombre dans le dantesque le plus total. Il faut en avoir fait au moins une dans sa vie pour réaliser l’ampleur des dégâts qu’ont provoqué ces films. Vous pensiez que Japan Expo était le pire repaire à déchets humains non recyclables ? Sachez qu’une convention Star Wars, c’est mille fois pire. A Japan Expo, l’âge moyen est de 16 ans, tous de petits bourgeois gâtés et pourris, ados attardés pour la plupart, et qui n’ont pas reçu assez de claques dans la gueule de la part de leurs parents. Ça leur passera. Mais une convention Star Wars, les mecs ont le double de leur âge, voire même plus ! Et oui. Star Wars a 30 ans et les fans de la première heure ont, pour la plupart, un job désormais et leur salaire est intégralement dédié à leur passion. Lucas l’a bien compris et c’est l’une des raisons qui l’a poussé à sortir de ses seize années de vacances de luxe pour nous pondre une nouvelle trilogie purement commerciale, qui a moins marché que prévu (Spider-Man 1 fit trois fois plus d’entrées que L’attaque Des Clowns en 2002…) De plus, cela permettait d’engluer une nouvelle génération encore vierge pour qui, ce qui s’est passé avant leur naissance, est totalement inconnu.
Comme dans tous les goûters, les déguisements sont de rigueur et, là aussi, le transfert de personnalité est de mise. Dans une convention Star Wars, les fans sont enfin eux-mêmes ! Ou du moins, ce qu’ils aimeraient être… Et quelle originalité ! On a 150 Anakin Skywalker au m², des milliers de soldats de la garde impériale, quelques wookies, aucune Leila ou alors ce sont des travelos (les filles sont assez absentes de ce milieu, étonnant non ?) etc.
Vous devez penser : - « Ça doit en faire du beau monde tout ça, avec leurs costards en papier-cul… » Erreur ! Bien souvent, les costumes sont superbes et très réalistes, semblant presque sortis des films. Mais le casque ne fait pas le jedi et les morphologies clochent toujours : des Dark Vador d’1m60 marchant sur leur cape, des Luke de 150kg, des Chewbacca glabres… De toute façon, on est habitué avec les cosplayers à ce qu’ils ne ressemblent pas du tout à quoi ils sont censés incarner.
Alors, les fans de Star Wars, doués pour la couture et le stylisme spatial ? Pffff… Mais non, ils n’ont aucun talent eux, ils ne savent qu’acheter, on vous l’a déjà dit, et les costumes complets de la plupart des héros des films sont également en vente, à des prix astronomiques. Mais rien n’est trop beau pour ressembler à son idole et sentir la Force couler dans ses veines. Ça change de la lose…

Quand on croise une de ces épaves humaines et qu’on lui demande s’il n’a pas une case en moins, il nous explique, légèrement agacé, qu’il est normal et que c’est une passion tout ça. Ils s’appellent d’ailleurs eux-mêmes des « passionnés ». Mettez-vous ça dans la tête : le mot « passionnés » est la définition pudique de « tarés ». A la lecture de ce portrait, ils pesteront en disant qu'ils ne sont pas tous comme ça, et qu'ils n'ont pas tout sur Star Wars. Certes, d'ailleurs, à part être milliardaire et habiter dans un château de 200 pièces pour tout acheter et stocker, il est impossible d'avoir tout sur Star Wars. Mais quand on regarde leur « petite » collection personnelle, c'est déjà énorme et effrayant.
De toute façon, il n’est pas tout seul, loin de là. Star Wars est mondial. Quel que soit sa langue et son pays d’origine, il trouvera des fans comme lui qui le comprennent et avec qui il peut discuter de cette « passion » dévorante qui les habite. Noyé dans une foule identique, on se sent moins seul.
Plus con qu’un fan de Star Wars, ça n’existe pas. Sauf un fan de Star Trek.

Portrait écrit à partir d'une ébauche envoyée par Asmodeus. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.

 

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Par la poussière sur mes meubles!!!!!LE FAN DE SAINT SEIYA

Saint Seiya. Avant d’étriller leurs fans, faisons un petit détour à propos de la série qui est, probablement, la plus débile du monde.
Saint Seiya fut crée par Masami Kurumada, la crème des mangaka n’ayant jamais su dessiner. Grâce à lui, rarement un manga n’aura été aussi mal foutu. Erreur anatomique, de perspective, d’échelle, ratage intégral non corrigé etc. Tout y est et quasiment à chaque page ! C’est un véritable catalogue de tout ce qu’un dessinateur ne doit jamais faire. Mêmes les couvertures de ses mangas sont atroces. Admirez le volume 2 de la VF de Saint Seiya, avec le visage qui part vers le haut et l’épaule trop grosse. Argh !
La méthode de travail de Kurumada est simple. Il dessine à main levée et hop ! case suivante. Il ne corrige pas. C’est trop mal foutu ? Pas grave. On va détourner le regard du lecteur. Comment ? Facile ! A l’aide de trames, adhésives à l’époque et désormais faites sur ordinateur. Celles dans Saint Seiya ont réellement nécessité du boulot, il faut le reconnaître. Alors, Kurumada, plus doué dans le collage que le dessin ? Nan, c’est pas lui qui s’occupait de ça, mais son studio. Et oui. Tâcheron et feignant en plus.
Comme nombre de mangaka, Kurumada est plus coiffeur que visagiste. C’est-à-dire qu’il ne sait pas dessiner plus de trois gueules différentes mais il se rattrape avec une surprenante collection de tignasses pour différencier ses personnages. Rasez-les et vous avez des clones. Akemi Takada fait de même. Et le plus drôle après tout ça, c’est que Kurumada est considéré comme un dieu du dessin et « inspire » des tas de jeunes blaireaux en situation d’échec scolaire pour devenir, eux aussi, dessinateurs. Mais c’est logique, Kurumada donne l’exemple et démontre que, même sans un gramme de talent et muni d’un simple moignon, on peut quand même dessiner puis vendre ses croûtes très cher et être adulé.

Malgré le fait qu’il soit un dessinateur lamentable, et qui ne s’est jamais amélioré avec le temps en plus, Kurumada tire son épingle du jeu question commerce. En effet, il a réussi l’exploit de refourguer plusieurs fois de suite la même histoire à ses lecteurs qui, eux, en redemandaient encore. C’est fort !
Saint Seiya, c’est toujours pareil. Ce sont les B’Z de l’animation ! Vous pensiez que Sailormoon était bourrin ? Sachez que même les pauvres histoires de cette « magical conne » sont plus variées que celles des bozos en armure. Le cadre est simple : une menace, des adversaires à rencontrer à la chaîne, soi-disant 10 000 fois plus forts que notre Club des Cinq de service, tout ça pour arriver au boss final, invincible évidemment mais qu’on arrivera tout de même à battre, afin de sauver une demeurée qui ne sait pas se défendre toute seule, et le tout, généralement, en moins de douze heures. On se croirait dans un jeu vidéo !
S’ajoute à la platitude du scénario des situations téléphonées à mort et usées jusqu’à la corde telles que : « Je dois réussir pour l’amour de – rayez les mentions inutiles – Athéna, la Terre, mon frère, Casimir… », « Je vais te porter pour la 132e fois de suite le coup de grâce ! », « Il est impossible d’éviter cette attaque ! FIZZZZZZ BOOM C’est impossible, il a réussi à l’éviter ! », les arrivées à point nommée, les sacrifices, les doutes, les crises de pleurnicherie, les flashbacks, les résurrections etc. Quel suspens peut-il y avoir dans cette série sachant très bien que nos Saint Bernard réussiront leur mission ?
En parlant d’eux, quand on regarde bien, on s’aperçoit qu’ils ont tous de sacrés problèmes psychologiques, et c’est un euphémisme ! Orphelins, enfants battus, un homosexuel refoulé portant une armure rose à nichons et qui fait une fixation malsaine sur son frangin, le même frangin qui est un renégat repenti qui s'en va ensuite donner des leçons utopiques sur l'amour et l'amitié, un autre avec un grave complexe d’Œdipe, et tous sont masos ! L'idée est que, plus ils souffriront comme des malades, plus ils seront forts. Même après avoir traversé plusieurs murs ou colonnes de pierre, et être retombé sur la tête en brisant le sol (elle ne leur sert qu'à ça...), avec leurs armures en porcelaine qui ont éclaté dès le premier combat, ils se relèveront et en redemanderont encore. Ils ne veulent pas lâcher et, tels des étrons flotteurs, ils remonteront toujours à la surface. Pas facile de couler un bronze…
Avec un tel constat, on ne s’étonnera pas que cette série regroupe les plus gros cas sociaux du milieu des japonisants. Intéressons-nous à eux.

Oubliez le manga, ces neuneus ont tous connu Saint Seiya par la série animée diffusée chez Dorothée, les fameux Chevaliers du Zodiaque, même si beaucoup mentent effrontément en prétendant le contraire. Pourtant, c’est moins honteux d’avoir connu l’anime en premier que le manga car Shingo Araki, le character designer de la série, qui, lui, sait dessiner et possède même un style, avait graphiquement remonté le niveau de Saint Seiya, ce qui n’était pas dur.
Toujours est-il que ça les a marqués. Ils étaient tout gosse aussi, ça n’aide pas. C’est comme le catéchisme, plus c’est matraqué jeune, plus c’est profondément gravé et plus c'est difficile à chasser de son esprit. Ils ont d’ailleurs bien du mal à oublier les noms propres francisés. Sur les sites consacrés et autres skyblog, on trouve bien plus de « Seiyar » que de « Seiya ».
Vingt ans après, ça ne les a jamais lâchés et ils continuent de trouver la série formidable et au premier degré. L’autocritique n’est pas de mise pour eux.
On peut lire très sérieusement sur certains forums que « Saint Seiya est éducatif car ça parle de mythologie et d’astronomie… » C’est cela oui, et Bernard Minet vous a donné le sens du rythme aussi ! Sois maudite Dorothée pour avoir ruiné deux générations entières !

Dans les conventions, le fan de Saint Seiya se reconnaît très facilement. C’est celui qui ressemble à une poubelle de triage sélectif pour le papier… S’étant recouvert pour l’occasion d’un amas de barils de lessive, d’emballages de frigo, et parfois de boîtes de conserves, on ne peut pas le louper. Déjà à cause de son costard en cellulose mais aussi de par son attitude. Qu’il soit un obèse luisant ou un sac d’os anguleux, tous paradent dans leurs « cloth » recyclés en y croyant et se prennent pour leur héros respectif. Le transfert de personnalité bat son plein. Brûle pas trop ton cosmos quand même Kévin, ton armure de bronze en carton pourrait prendre feu…
Nous noterons toutefois un point commun entre les héros de Saint Seiya et leurs fans cosplayeurs : aucun n’a une tête à savoir se battre. Les originaux à cause de leur look de tapettes yaoi et les cosplayeurs parce que ce sont des larves et qu’ils risqueraient de se faire mal tous seuls en plus.

Le fan de Saint Seiya est un otaku-no life pur jus. Après les Club Dorothée Magazine, dont il décalquait les planches pour dessiner ses chevaliers d’or, puis les Cd de BGM qu’il se repassait à fond tout en mimant les gestes afin de refaire l’attaque de son chouchou (ils le nieront mais chaque fan sait parfaitement le faire !), sa dernière passion en date est de collectionner les figurines de la série, les fameux « myth cloth », qui sont aux otakus ce que les BJD sont aux pauvres filles.
Les plus vieux avaient déjà commencé leur collection dès le début des années 90, avec des figurines monstrueuses, limite SD, mal foutues et avec de grosses vis dans les membres. Mais c’est fini ce temps là. Bandai a compris ces dernières années qu’il y avait là un énorme filon à exploiter et réitère le coup en sortant la totale dessus, du plus fameux au plus obscur chevalier de la série, OAV comprises. Et terminé l’import ! On les trouve désormais dans le premier magasin de jouets venu.
Se comptant quasiment par centaine, doublons décolorés et autres armures en version 2.0 inclus, ces figurines, rutilantes et très soignées sur le plan du détail, exigent de prendre un crédit à la consommation afin de toutes les avoir, sans parler des nombreuses vitrines nécessaires à leur exposition. C’est un véritable gouffre à pognon et nos porte-monnaie sur pattes se doivent, un moment ou à un autre, de faire un choix douloureux : c’est soit les figurines, soit les jeux vidéo ! Heureusement qu’ils n'ont pas de nana à entretenir…
Les fans les plus atteints achètent même les deux modèles : japonais et occidentaux. Les différences ? Enormes ! Rendez-vous compte, sur les boîtes jap, c’est marqué en jap, et sur les boîtes occidentales, c’est marqué en langue qu’on arrive à lire !… Si la lose avait une étoile, notre fan de Saint Seiya serait son chevalier et son cosmos serait le plus puissant de l’univers.
A quoi servent ces figurines ? A jouer avec ? Vous êtes fous ? C’est fragile. Beaucoup de ces timbrés n’ouvrent même pas les boîtes de leurs acquisitions, les laissant en état… Les autres n’ont pas résisté au début au plaisir d’habiller et de déshabiller son Saint favori, de monter son armure etc. Mais ça n’a pas duré bien longtemps. Ils l’ont vite remonté et mis dans leur vitrine Ikea afin d’être pris en photo pour être exposé sur les forums consacrés. Voilà la seule et unique raison pour laquelle ils achètent ces bidules : pour frimer ! Ces communautés sont de véritables concours ouverts de longueur de bite. C’est à qui aura la dernière figurine en date, à qui en aura le plus, à qui aura un modèle rarissime etc. On se croirait dans une cour de récréation avec des gosses rivalisant entre eux avec leur sac de billes.
Le fan de Saint Seiya a également développé un langage bien à lui qu’il mêle à son quotidien : « Par le météore de Pégase ! J’ai raté mon métro ! », « Pour l’oral de rattrapage, je vais brûler mon cosmos ! », « M’man, t’as repassé mon armure ? », « Putain, j’ai eu un zéro en science nat’, mon père le Grand Pope va m’expédier dans une autre dimension ! », « Le réchauffement climatique, c'est pas à cause de la pollution mais juste parce que Hilda de Polaris a arrêté ses prières à Odin ! » etc. Et si on vous demande quelle marque de sous-vêtements les fans préfèrent, soyez sûrs qu’ils ont tous des slips Athéna !

Manga tordu frôlant le foutage de gueule intégral, série animée délayée à mort et aux réutilisations de séquences abusives, OAV sans rythme et encore plus bavardes qu’un débat politique, figurines nécessitant de vendre ses reins pour pouvoir toutes les acquérir, absence d’autocritique et fanatisme absolu chez les amateurs etc. Le fan de Saint Seiya cumule tout ça et fait de lui un superbe spécimen qui intéresserait un psy mais il a trouvé la série qui lui ressemble. Se sachant naturellement creux, fragile et nul depuis des années, il rêve, lui aussi, de revêtir une armure étincelante afin de se sentir fort et protégé.
Les fans des chevaliers du zodiaque, c’est comme les crustacés : sans leur carapace, ils sont blancs, invertébrés et sentent la marée.

Portrait écrit à partir d'une ébauche envoyée par Dany. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.

 

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LE FAN DE BRITNEY SPEARS

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Kiss me I'm asiatic!L'ASIAN PRIDE

Qu’il soit philippin, thaïlandais, taiwanais, coréen, chinois, vietnamien, cambodgien, laotien, malaisien ou indonésien, tous ces représentants de chez Pulco ont le même syndrome : la fierté d'être asiatique. Un tel phénomène se manifeste surtout chez ceux qui ont quitté leur forêt de bambous pour venir s'installer en Occident. Ils ont beau avoir fui leur trou de merde à la nage, bravant les requins et les pirates, ces asians pride en ont quand même gardé un profond attachement. Ils en vanteront toujours les mérites entre deux prières pour le défunt grand-père dont l'urne repose désormais dans un pot de fleurs sur le balcon. C'est mieux là-bas qu'ici, même s’ils n'y retourneraient pour rien au monde. C'est un peu comme ces jeunes beurettes qui s'habillent en fatma fashion. Ne se sentant pas françaises du fait que, même nées ici, elles resteront pour 53% des Français une "arabe" au sens le plus péjoratif du terme, elles plongent aux racines de leurs origines, dont elles n'ont qu'une vision idéalisée et romantique par de courts séjours estivaux, ne réalisant pas la chance qu'elles ont, ici, d'avoir le choix de pouvoir s'habiller comme elles le désirent.
Parce que son pays est encore trop sous-développé (mot désormais remplacé par le très politiquement correct "pays émergeant") pour créer un produit télévisuel ayant un minimum de qualité, ou parce que la seule chaîne du coin était contrôlée par le pouvoir en place, notre asian pride a été gavé aux animes japonais depuis son berceau en feuilles de papaye. Dès lors, il est devenu otaku par la force des choses.

L'asian pride croit que le fait d'être asiatique lui permet d'être une source privilégiée pour les Européens en ce qui concerne la culture nipponne parce qu'il appartient à la même "race"... Les otaku européens, toujours très cons, lui voue d'ailleurs une grande admiration. Forcément, pour eux, il représente ce qui se rapproche le plus de leurs idoles, même s'il n'a pas été très gâté par la nature : repousses noires disgracieuses dans ses cheveux blonds javellisés, grains de beauté mal placés avec poils poussant dessus, dentition digne d'un piège à loup etc. Malgré ça, il demeure bridé, donc asiatique, donc demi-dieu pour nos otaku occidentaux. La bride fait le bonze...
Quand il regarde un anime ou un film asiatique en compagnie de ses amis au cul blanc, l'asian pride ne manque jamais l'occasion de clamer bien fort que les traditions entre le Japon et son pays d'origine sont semblables : "Au Viêt-Nam aussi, on a des costumes comme ça pour aller à l'école!", "Au Laos aussi, on fait des mariages arrangés!", "En Indonésie aussi, on balance des kamehameha!", "En Thaïlande aussi, on boit notre pisse!"...
Côté musical, le jeune asian pride va faire découvrir à sa bande d'otaku les groupes locaux de son taudis natal en affirmant fièrement que ça ressemble à de la Jpop. Très souvent, on a droit à des chanteurs et à des chanteuses qui ne sont que des Ayu ou Gackt du pauvre, aux physiques ingrats, mais ce n'est pas de leur faute. Allez trouver une clinique de chirurgie esthétique au Viêt-Nam vous! Y'a que des bars à putes et des boutiques pour acheter des jambes de bois là-bas...
Sur son Skyblog, il nous déballe sa philosophie, ses opinions politiques (à Droite toute! Mais quand on vient d'un pays déchiré par les cocos, c'est un peu normal), sa vie on ne peut plus vide (jeux vidéo, manga, anime, MSN, séries télé, écrire à sa "fiancée arrangée" restée au bled, draguer d'autres nanas en attendant...) et des photos de sa tronche sur toutes les coutures pour bien nous rappeler à chaque page qu'il est asiatique, c'est sa carte de visite.
Intégriste et puriste, ce qui est souvent la même chose, il pense que les cosplays ne doivent être réalisés que par des Asiatiques. C’est une question d'harmonie pour lui. C'est un crime à ses yeux que de voir une occidentale déguisée en Asuka d’Evangelion. Comme si une perruque rousse allait mieux à une asiatique... Et les gros Thaïlandais se prenant pour Elvis Presley, avec banane en crin de buffle d'eau et blouson clignotant comme un sapin de Noël, c'est pas un crime ça non plus?

En Europe, l'asian pride se trouvera toujours une petite cour de fidèles cons prêts à le regarder comme quelque chose qui brille. Au Japon, il ne serait rien et ferait partie d'une sous-classe encore plus basse que celle des gaijin qui se sont exilés pour oublier qu'ils ont tout raté dans leur propre pays. Ben oui, les Japonais n'aiment pas beaucoup les Occidentaux mais ils les tolèrent plus ou moins. Par contre, ils n'ont aucune pitié envers les autres Asiatiques, qu'ils considèrent comme des êtres inférieurs, et vomissent de dégoût en les voyant, arguant qu'ils sont sales, bouffent du chien et puent de la gueule à cause de leur soupe won-ton... Là-bas, ces "intouchables" ne sont bons qu'à travailler dans un abattoir ou à laver le carrelage des McDonald's. Ce ne sont que des domestiques pour les nippons mais c'est logique qu'ils se conduisent comme ça envers eux. Après tout, le Japon n'a-t-il pas conquis leur pays au moins une fois chacun dans le passé?

Portrait écrit par Sheepdog. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs.

 

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Please, kill me!!!L’ÉTUDIANTE JAPONAISE EN ÉCHANGE

Depuis un certain nombre d’années, le Japon exporte tout un tas de choses fort intéressantes pour les consommateurs occidentaux. Fidèles au bon vieux cliché véhiculé par De Gaulle, qui les comparait à des « fabricants de radio », les Japonais produisent à la tonne de l’électronique à la pointe de la technologie, des jeux vidéo, des voitures de qualité ainsi que tout un tas de gadgets de mauvais goût désormais devenus indispensables à la survie des otaku et autres geeks du monde entier. Le Japon exporte également un autre produit bien de chez lui mais qui, cette fois-ci, est une plaie insupportable ne méritant que la lapidation publique à coups de Tamagotchi : l’étudiante japonaise en échange.
Après l’université, les Japonaises entrent logiquement dans le monde du travail ou se marient. Mais pas notre étudiante. Elle a délibérément choisi de poursuivre ses études pour apprendre une langue étrangère. Pour simplifier les choses ici, nous parlerons du français bien que cela n'a aucune importance. Que cela soit du français ou tout autre langue, elle n’arrivera jamais à la parler correctement et pour couronner le tout, ça ne lui servira à rien au Japon puisque même l’anglais est très peu employé. Voulant se démarquer de ses copines, elle décide donc de partir pour la France afin d’élargir officiellement son horizon, ses connaissances et officieusement son appareil reproducteur…

Prête à sortir de son île qu’elle n’a jamais quitté auparavant, et complètement inconsciente de ce qu'il l'attend, elle ne coupe pas totalement le cordon. Alors que, pour subsister, n’importe quel occidental devrait se prendre un boulot de merde sur place, notre étudiante, elle, n’aura qu’à attendre que papa san lui transfère mensuellement sur son compte des sommes astronomiques pour subvenir à tous ses besoins, même les moins vitaux. Surtout les moins vitaux… Pour le reste, mama chan prendra d’assaut le bureau de poste du coin pour envoyer des colis encore plus remplis qu’une pharmacie mais contenant là aussi des choses essentielles à la survie de sa fifille perdue chez les sauvages. Bouffe du cru, biscuits maison et autres gougouilles japonaises introuvables en Europe. Seules les pilules contraceptives et les préservatifs parfumés au thé vert manqueront à l’appel mais il est vrai que le petit bout de chou est encore pur et innocent aux yeux bridés de ses parents...
Une fois arrivée dans son école, elle sera prise en charge par ses professeurs, les élèves autochtones, pensant dans un premier temps qu’elle est chinoise, et surtout par ses compatriotes. Sang japonais oblige, l’esprit de groupe parle. De suite, elle s’intégrera à la communauté nippone expatriée. D’ailleurs, elle apprendra bien plus la langue française avec ses amis japonais qu’avec de vrais Français...
Découvrant petit à petit ses nouveaux camarades, ces fameux gaijin qui ont tous les défauts mais qui sont l'un des sujets de conversation les plus prisés des Japonais, l’imaginaire devient enfin réalité. Le professeur bénévole est aussi beau que dans ses rêves. Grâce à cette stimulation, elle améliore son français et fait enfin la différence entre les lettres « v » et « b » et comprend désormais pourquoi on se foutait d'elle lorsqu'elle prononçait le mot « vite »... Par contre, c’est encore mission impossible pour lui faire prononcer un « r » correctement.
Les autres élèves, en constatant ses manières niaises, maladroites et innocentes, tombent sous le charme. Ils commencent à lui parler et de la même façon qu’on le fait avec une gamine de six ans. C’est le sésame pour communiquer avec une japonaise, prenez-la pour ce qu'elle est : une attardée. Sa communauté d’expatriés n’appréciera pas forcement ça et parfois, la mettra de côté. Plus elle s’ouvrira aux étrangers, ce qui est pourtant le but de son voyage, et plus elle se retrouvera seule et isolée auprès de ses compatriotes. Il lui restera toujours ses nouveaux admirateurs qui, parmi eux, sont soit des otaku irrécupérables, attendant une bonne occasion d’en finir avec la Veuve Poignet sur les shitajiki d’Ayumi (au moins, c'est lavable...), soit de grosses vilaines fans de yaoi et autres albinos visualeux qui la harcèleront à coups de questions métaphysiques telles que : « Tu connais Miyabi ? T’as déjà été sur la tombe de hide sama ? C’est vrai que Kyo a 78 dents ? C’est vrai que Gackt est pédé sexuel ? », sans oublier les curieux qui ont envie de se taper une petite « djap » histoire de varier un peu leur menu. A partir de cet instant, elle auto-détruira son existence et l’espoir de réussir sa vie de couple dans son propre pays.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, et ce, malgré les nombreux tromblons que l’on accueille dans nos contrées, l’étudiante japonaise est souvent très jolie, bien habillée, et parfois même avec un fiancé qui l’attend au bercail. Ils communiqueront encore les trois premiers mois par mail, téléphone, cartes-postales, et notre pauvre fille gribouillera fièrement, et quotidiennement, ses mémoires dans son journal intime. Mais la réalité est là, la distance et l’amour ne faisant pas très bon ménage, notre brave étudiante devra choisir entre son copain ou rester à encore user les fonds de ses culottes Hello Kitty sur les bancs scolaires européens. Le choix sera néanmoins vite fait, car le copain claque déjà ses burnes sur les fesses d’une autre demeurée qui, elle au moins, est bien présente.
Le milieu le plus sinistré étant les conservatoires de musique et ressemblant souvent à des bordels peuplés par l’esprit communautaire hippie, où tout le monde monte sur tout le monde. Les facs de japonais non plus ne sont pas en manque. Les vautours, qu’ils soient futurs grands musiciens grâce au sampler, ou « japanologues » grâce à l'étude des trois premiers tomes de Naruto, ne tarderont pas à faire leur apparition et notre pauvre étudiante, tel un oisillon blessé tombé du nid, encore trop fragile pour voler de ses propres ailes, aura besoin d’avoir un protecteur, une béquille pour venir la torcher, quelqu’un qu’elle pourra aimer à la japonaise, donc de façon ridicule... Ça tombe bien pour elle, les hommes « romantiques », dont elle rêvait temps durant ses premières caresses solitaires, seront là pour réparer ses chagrins. D’une naïveté confinant à la bêtise la plus crasse, elle ne tardera pas à céder au charme d’un Don Juan de banlieue tout content de poinçonner une « manga girl » prête à se donner corps et âme à ses désirs et ses fantasmes. Se retrouver dans les chiottes après la répétition ou après le cours de japonais, et pouvoir se vider dans une bouche nipponne en moins de 7mn chrono, quel pied tout de même ! Mais la connerie alarmante de la laissée pour compte fatigue très rapidement notre playboy de service qui, lui, ne cherche qu’à se faire faire des vidanges-graissages faciles. Notre pauvre demoiselle, folle amoureuse, continuera à céder et se mentira à elle-même en s’inventant les sentiments de la partie adverse... Ça durera plusieurs mois, voire plusieurs années, tant qu’elle se sentira « aimée » et « protégée », pour ensuite se faire jeter comme une vieille chaussette.

Elle finira tant bien que mal ses fameuses études ou les ratera lamentablement, en pestant sur les barbares blancs ou noirs que nous sommes, sur nos inqualifiables manières d’agir, et que personne ne peux la comprendre parce qu’elle est japonaise et nous non... Lorsqu’elle rentrera au bled, déjà fort entamée par l’âge, buse élargie par ses amants manipulateurs, amère et totalement désabusée, plus aucun japonais ne voudra d’elle. C’est le prix à payer là-bas pour avoir frayé avec des gaijin. Elle est souillée, impure et impropre à la consommation. Dans les petites villes, elle devient parfois la risée ou la putain du village et ses anciennes amies n’ont plus envie de la côtoyer car trop honteuses de traîner avec une traînée ; ces mêmes amies qui eurent elles-mêmes des aventures avec des gaijin de passage mais ne s’en sont jamais vantées auprès de leur famille…
Certaines s’en sortent tout de même et réintègrent tant bien que mal la fourmilière en travaillant dans un McDo ou dans les intérims, à faire les sales boulots car plus bonne à rien d'autre. C'est le maximum de tolérance du Japon envers ses moutons noirs. Heureusement, d’autres réagissent avec courage et intelligence en se suicidant sur la Yamanote Sen donnant ainsi ses lettres de noblesse au fameux honneur japonais, qui est la troisième chose la plus connue dans le monde entier pour désigner des nippons. Le stress et la perversité étant les deux premiers...

Portrait écrit par Gargamel. Remix, rajouts et corrections : Les Trasheurs
Retrouvez un autre portrait d'étudiante japonaise en échange ici.

 

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J'ai enfin réussi ma vie!!!LE CHASSEUR DE JAPONAISES

Les chasseurs de japonaises (CDJ) sont des gens obsédés par l’envie de vouloir sortir/baiser/se marier avec des femmes japonaises afin de combler un profond complexe ou réaliser un fantasme. Une femme blanche ou noire n’est plus une femme pour eux, c’est du bas de gamme. Notons qu’une japonaise est leur idéal, mais une chinoise pourra tout aussi bien faire l’affaire pour nos chasseurs car, de toute façon, leur entourage sera incapable de faire la différence. Pour la majorité des gens, tout ce qui est bridé, ce sont des Chinois…

Pourquoi des Japonaises ? Parce que les CDJ se sont tripotés durant leurs 20 premières années de vie sur les mangas de Video Girl Ai, les animations de Video Girl Ai ou les art books de Video Girl Ai. Ça les a formatés. C’est comme la nouvelle génération qui a connu ses premiers émois sexuels vers 10/12 ans avec les calendriers de Pamela Anderson. Ils sont désormais bloqués sur les bimbos et autres décapées siliconées. Nos CDJ sont pareils.
Paradoxalement, sortir avec une japonaise leur permet d’échapper à leur quotidien d’autiste (jeux vidéo, Star Wars, jeux de rôles etc.) tout en le conservant. Grâce à sa douce moitié citronnée, le CDJ devient une sorte de personnage de manga lui aussi. C’est comme appartenir à une classe supérieure. Comme tous ces pauvres devenant soudainement riches, il est très fier et se laisse aller à des sentiments nouveaux et malsains. Quel pied que de pouvoir dominer une personnalité plus faible que soi !
Tous très complexés, et étant persuadés que tous les Japonais sont moins bien membrés qu’eux, sortir avec une japonaise leur permet de devenir de vrais Rocco des bacs à sable, malgré le ver qui leur sert à pisser, et ainsi les soulager de leurs malaise au niveau du slip ; de pouvoir enfin dire qu’ils utilisent des capotes L size made in Japan et être complimenté, en japonais de préférence, sur leurs dimensions herculéennes par une jeune femme qui n’a jamais connu de « grandes tailles » ou qui n’a jamais rien connu du tout…

Ou trouve des CDJ dans tous les pays ayant été touchés par la sous-culture manga-Club Dorothée-Final Fantasy. 90% de la clientèle des Japan Expo et autre rassemblement de petits bourgeois mentalement retardés sont des CDJ potentiels. Bien sûr, les 3/4 n’arriveront jamais à leurs objectifs mais, étant d’une mauvaise foi crasse, ils nieront toujours en prétendant qu’ils cherchent avant tout à connaître la culture… C’est vrai qu’ils en manquent tellement.
Parmi eux, on retrouve la plupart des étudiants en facs de japonais, car apprendre la langue de Mishima leur permet de protéger leur conquête des non japonisants. Et puis, parler à sa copine dans une langue que personne ne comprend, c’est tellement « sugoi »… Leur ultime but étant de pouvoir se marier et d’obtenir leur « Pet License visa » pour le Japon. Ceux-là appartiennent à la classe qui sont encore en dehors de l’archipel et qui ont de bonnes chances d’y rester…
Ensuite, vient le modèle plus évolué du CDJ. Toute la partie tamisée des facs de jap, des candidats pour les écoles de langues Nova et des Working Holiday Visa ayant obtenu leur ticket pour le Disneyland sexuel tant convoité qui leur permettra, peut-être, de quitter leur vie minable, laissant derrière eux leurs mauvais souvenirs, ratages intégraux, bites au cirage et autres humiliations françaises. Une nouvelle vie s’ouvre à eux, ils tirent un trait sur leur passé encombrant et recommencent tout à zéro. On les retrouve à travers tout le Japon et toujours aux mêmes endroits. Shibuya par exemple. C’est la Mecque des losers. Ça les a fait rêver pendant des années et maintenant, ils y sont, entourés de Japonais qui ressemblent à des touristes même dans leur propre pays mais ce n’est pas grave car c’est ça leur vision des Japonais.

Dans les facs françaises, lorsqu’une étudiante japonaise débarque, la compétition commence. Il n’y a plus d’amitié qui tienne avec les copains, on sort la grosse artillerie et ce sera à celui qui arrivera le premier à « se la faire ». Que le meilleur gagne ! Ensuite, le winner exhibera son trophée dans les conventions, les réunions d’anciens élèves ou les soirées, augmentant ainsi ses chances de se la faire piquer mais qu’est-ce qu’on ne risquerait pas afin de plastronner ?
Lorsque nos CDJ sont au Japon, ils osent enfin faire tout ce qu’ils n’avaient jamais osé en France. Ayant été souvent victimes d’agressions ou de moqueries de la part des Français, ils se sentent en très grande confiance au Japon. Ils savent qu’il y a bien plus de nippons que de gens comme eux sur place et qu’ils finiront, malgré les trois mots de japonais qu’ils ont appris grâce à City Hunter, à dégoter un sous-thon dont les autochtones ne veulent même pas. S’ils possèdent un visa, ils essayent d’établir des records du nombre de trous niqués pour ensuite exposer leurs exploits sur des forums et autres blogs miteux.
Mais lorsque le visa expire, et qu’ils savent qu’il ne sera pas renouvelé (viré de chez Nova, Working Holiday Visa terminé etc.), il faut bien vite se marier car le pays du soleil levant ne tolérera pas qu’ils restent sur leur territoire sans permission. Ben oui, le Japon expulse déjà sans remord des clandestins en phase terminale de SIDA ou des demandeurs d’asile politique menacés de mort dans leur pays, alors des otaku français, vous pensez… Alors la chasse à la japonaise commence d’une autre manière, il faut rapidement trouver une paumée prête à se marier avec n’importe quel troll. Et ça ne manque pas ! Internet et ses sites de rencontres, quelle merveilleuse invention !… Match.com et autre Japan Pen Friend leur permettent de ratisser tout le pays à la recherche d’une femme qui pourra leur permettre d’obtenir un visa pour vivre leur